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Les femmes, je le sais, ne doivent pas écrire ;

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Marceline Desbordes Valmore, Une lettre de femme, 1860

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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 21:06

Depuis le dernier billet et ma virée lyonnaise, j'ai été pas mal accaparée par la vie réelle, le Tournoi des 6 nations et les préparatifs de la prochaine saison de mariages et de vadrouilles. Du coup, outre quelques brouillons de billets qui verront le jour quand la motivation pour les finir me reviendra, j'ai gardé une petite trace de mes dernières lectures, qu'il est temps de partager ici.

O-Brian03.jpg

- Je vous en ai parlé brièvement ici, en vous donnant un extrait savoureux du 2e tome : Maître à bord, Capitaine de vaisseau, La Surprise et Expédition à l'île Maurice sont les quatre premiers d'une série de vingt romans d'histoire maritime anglaise écrits par Patrick O'Brian. Si vous avez aimé Master and Commander, eh bien les livres qui ont inspiré le film sont encore meilleurs. Un peu ardus pour les néophytes du vocabulaire de marine au début, mais une fois qu'on arrive à dépasser le premier blocage et à distinguer à peu près les noms de voile des noms de mâts, vogue la galère ! Et pour ceux d'entre vous qui auraient peur d'offrir ces livres à un traducteur (on se demande bien pourquoi !), allez-y en toute confiance : la traduction française en question a été relue par l'auteur, lui-même traducteur anglophone... et si je ne m'abuse, les derniers tomes ont été traduits par une de mes profs de l'ESIT, référence illustre en traduction nautique... En revanche, évitez les adeptes de Napoléon (puisque l'intrigue se passe à l'époque de Nelson... et que ça tire donc sur les marins français à tous les coins de page) et les réfractaires à la marine à voile du XVIIIe siècle.

la-delicatesse.jpg

- David Foenkinos, La Délicatesse : on m'en avait dit plus de mal que de bien : déroutant, étrange, neuneu... eh bien pour ma part j'ai beaucoup aimé. Certes, la construction qui alterne passages de récit et digressions plus ou moins annexes à l'intrigue, un peu à l'image des Fourmis de Bernard Werber, ne va pas de soi. Mais je n'ai pas trouvé cela particulièrement gênant ; au contraire cela apporte un certain recul ou un autre angle de vue par rapport à une écriture parfois trop omnisciente lorsqu'on s'attarde sur les personnages, leurs expériences, leurs ressentis. Et la bouffée d'espérance et de vérité portée par ces deux personnages que rien ne destinait l'un à l'autre est précieuse.

Ete.gif

- Edith Wharton, Eté : j'avais découvert au lycée Le Temps de l'innocence, puis plus récemment Les beaux mariages, et j'avais beaucoup aimé l'écriture d'Edith Wharton, à la croisée des chemins entre Jane Austen (oui, encore !) et F. S. Fitzgerald, pour son regard désabusé sur la bonne société newyorkaise de la Belle Epoque. Eté, quoique plus court, ne déroge pas à la règle : j'ai beaucoup aimé cette description de la découverte du sentiment amoureux qui culmine avec l'été, avant que l'héroïne ne fasse l'amer constat que ses aspirations à une vie indépendante des convenances se heurtent au nécessaire pragmatisme de la vie réelle. Une belle description de la désillusion du romantisme...

le-prix-a-payer.jpg

- Joseph Fadelle, Le prix à payer. L'AED lançant une chaîne de prières pour les chrétiens connaissant le plus de difficultés à vivre leur foi, je m'étais dit que ce pouvait être une bonne idée de lire enfin ce témoignage à l'orée du Carême. Poignant. Pas tellement à cause de l'histoire de cet Irakien issu d'une grande famille musulmane et converti au Christ pendant son service militaire, mais bien plus pour ce à quoi cela me renvoie dans la pratique de ma propre foi. Que dire d'autre que l'on en sort avec une autre lecture de la dernière Béatitude (Heureux serez-vous si l'on vous insulte, si l'on vous persécute et si l'on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous, soyez dans l'allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux !)... et que je suis encore plus convaincue de l'escroquerie intellectuelle du mot christianophobie utilisé à tout va pour la moindre brimade...

Steppenwolf.jpg

- Hermann Hesse, Le Loup des steppes. Je l'avais commencé il y a plusieurs mois, sur les conseils d'une amie allemande, et m'étais arrêtée au bout de quelques dizaines de pages. La lecture était ardue (en VO, forcément), et la folie du personnage et de l'histoire trop déroutants. Et puis on m'a reparlé de Hermann Hesse (avec un bel accent franchouillard qui m'a laissée un peu perplexe au départ... je me demandais qui était ce "Hermanes" qui devait être un auteur hispanophone inconnu...) en très bien, donc je me suis remotivée... et je l'ai dévoré. Le personnage principal est touchant dans sa folie et dans sa prise de conscience de celle du monde qui l'entoure, et l'ambiance étrange de l'entre deux-guerres, où l'on espérait ne plus connaître de guerre tout en se dirigeant inéluctablement vers la Seconde, est tout à fait perceptible.

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- Thomas Heams-Ogus, Cent seize Chinois et quelques. Parce qu'il en parle mieux que moi, je vous dirige vers la recension de Pierre Assouline. Pan méconnu de l'histoire italienne, après les Juifs, les communistes et les Tziganes ont été enfermés en camps les Chinois immigrés en Italie. Alliance avec le Japon oblige. Ce petit livre (une centaine de pages) retrace leur histoire avec des mots extrêmement soigneux et délicats. J'ai beaucoup aimé. Et pas seulement parce que ça parlait de Chine et de campagne italienne.

un-jour.jpg- Nicholls, Un jour. L'idéal pour se reposer la tête après (et avant!) du Hesse et le précédent. L'originalité de cette histoire d'amour à base de "je t'aime mais je ne te le dirai pas" a déjà été commentée cent fois : le récit n'en présente qu'un jour par an, à la date anniversaire de leur premier rapprochement. La traduction n'est pas trop mauvaise et ça se laisse bien lire. J'ai apprécié aussi l'évolution des personnages au gré de leur âge et des changements que travers la société. Mais je suis contente de ne pas être allée voir le film.

youcat.jpg- Et parce que c'est le Carême, justement, une lecture plus spi... le célèbre Youcat distribué aux JMJ de Madrid ! Et je confirme que c'est ultra pratique et percutant. Pourtant j'aimais déjà bien la version "complète" que je n'hésitais pas à consulter, mais là il y a de quoi lire en piochant au hasard des articles, ou bien en lecture suivie, afin de se former pour connaître l'essentiel de notre foi. Ce qui est une obligation pour tout chrétien, comme cela nous est régulièrement rappelé.

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commentaires

nath46 02/05/2012 11:05

je me demandais si je n'allais pas offrir le Youcat à mon lutin pour sa profession de foi. tu penses qu'il est jeune ?

La Fourmi 10/05/2012 18:30



Pour résumer ce que je t'ai dit par mail, si d'autres se posent la question : j'hésite à conseiller Youcat avant 15 ans, donc plutôt pour une confirmation. Et en même temps c'est sans aucun doute
un livre à garder longtemps donc pas idiot comme cadeau à plus long terme, si l'on n'a pas peur qu'il prenne un peu la poussière pendant 2-3 ans :-)



Nitt 20/03/2012 21:37

Moi aussi j'ai le YouCat en programme de lecture de carême. Pas encore ouvert, j'ai du C.S. Lewis à finir avant !

La Fourmi 10/05/2012 18:26



C.S. Lewis, c'est pas mal non plus ! Bon, je l'avoue, je suis loin d'avoir lu tout ce que je voulais dans Youcat... mais en même temps, ce genre de livres, c'est pour la vie, non ? :)