Partager l'article ! Weekend printanier: Quand le printemps pointe le bout de son nez, c'est l'occasion de profiter de la localisation provinciale des parents pour le ...
Les femmes, je le sais, ne doivent pas écrire ;
J'écris pourtant...
Marceline Desbordes Valmore, Une lettre de femme, 1860
Quand le printemps pointe le bout de son nez, c'est l'occasion de profiter de la localisation provinciale des parents pour leur rendre visite et d'emmener dans ses bagages un filleul parental de 8 ans. Le tout en envoyant 5 textos et en rappelant 3 fois pour préciser à quelle heure on arrive, communication de famille nombreuse oblige.
Quand en plus de cela, mon PC refuse catégoriquement toute connexion avec la box parentale de plus d'une minute, il n'y a plus le choix : tant pis pour les mails à écrire, les blogs à lire et les séries à regarder, l'appel de la vie provinciale (toute référence est bien sûr parfaitement non fortuite) est le plus fort.
Et l'on discute jusqu'à pas d'heure, tout en renonçant à la traditionnelle grasse matinée du samedi matin pour cause de table de petit-déjeuner à libérer pour les devoirs ; on profite donc du reste de la matinée pour emmener le filleul voir son parrain faire de l'aviron puis admirer l'église vue par la fenêtre du train la veille ; on retrouve de plus en plus péniblement quelques réflexes sur le clavier du piano ; on donne un cours avancé d'utilisation de gmail et de ses composants pour donner plus d'autonomie ; on emmène sa propre filleule voir une exposition sur Goscinny et faire un tour des magasins de décoration et des librairies avant de céder devant les récriminations de son estomac d'adolescente et d'acheter un pain au chocolat géant en plein Carême ;-) ; on photographie aussi un peu cette ville tant honnie mais dont on aimerait garder une trace, alors que les prochaines visites se compteront peut-être bientôt sur les doigts d'une seule main ; on fête l'anniversaire du grand grand petit frère entre deux mi-temps où le filleul découvre ce que peut être l'ambiance familiale pendant un match de rugby ; on se couche tôt parce que le PC refuse toujours aussi obstinément de détecter une quelconque connexion ; on tâche de ne pas grimacer à la Messe et on offre les douleurs auriculaires liées aux manques de justesse du chantre et aux choix d'accords pas toujours judicieux de l'organiste (réjouissons-nous, les chants choisis étaient largement potables... pas trop datés...) ; on demande quelques conseils au papa bricoleur ; on se met un peu à jour dans la lecture des Fam Chret ; on avance de quelques pièces le puzzle de 1000 commencé à la dernière visite ; on lit la BD offerte la veille au grand grand petit frère ; on pianote encore une fois avec un peu plus de souplesse, et puis il est déjà temps de faire ses bagages et de repartir prendre le train, pour un trajet qui passe plus vite avec un petit bout de 8 ans toujours aussi curieux et bavard... et le weekend provincial est déjà terminé...
Gonfreville l'Orcher
Harfleur
On a écrit à la fourmi...