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En direct de la fourmilière!

Les femmes, je le sais, ne doivent pas écrire ;

J'écris pourtant...

Marceline Desbordes Valmore, Une lettre de femme, 1860

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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 10:09

Treize ans moins deux jours : c'était mon âge quand elle est née.

Treize ans moins deux jours : c'est aujourd'hui le sien.

Treize ans pile poil : c'était mon âge quand je l'ai découverte pour la première fois, toute minuscule dans mes bras.

Treize ans pile poil : ce sera son âge lorsqu'elle s'avancera devant l'évêque du diocèse de son école et qu'elle recevra le sacrement de la confirmation, ma main sur son épaule.

Elle, c'est C. Je vous ai parlé d'elle ici, ici ou encore ici. Aujourd'hui, il est temps d'avancer encore à ses côtés sur le chemin de la foi, sur le chemin de la vie. Aujourd'hui (techniquement, hier soir) commence sa retraite de confirmation, trois jours de préparation intense à ce dernier sacrement de l'initiation, et j'y participe. Et aujourd'hui, je me permets de nous confier toutes deux à vos prières. Pour que son chemin vers une foi adulte se déroule en douceur, et pour que je réussisse à l'accompagner sans la pousser et sans la perdre.

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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 22:40

Un joli chiffre tout rond pour vous souhaiter, enfin, une très belle nouvelle année.  Je vous la souhaite remplie de joie, de paix, et de grâces grandes et petites ! Et pour ma part, si en plus elle recèle de la musique, du rugby, des rencontres, des bidouilles, des retrouvailles, des vadrouilles, des leçons de vie... elle sera réussie. Comme j'ai déjà eu de tout cela en à peine quinze jours, tout est permis !

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En route pour 2012 !

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 23:56

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Si je devais résumer en quelques mots ce que 2011 m'a apporté, je dirais sans hésiter l'apprentissage du renoncement. De tous types. Choix, abandon total, mise de côté temporaire, deuil, acceptation de la vérité... C'est quelque chose que je ne sais pas forcément toujours bien faire, et dont je connais pourtant la nécessité, pour l'avoir éprouvée parfois amèrement.

Renoncer à des sentiments non réciproques. Renoncer à un héritage familial et se contenter des souvenirs qui y sont attachés. Renoncer à avoir des genoux en bon état. Renoncer à aller aux JMJ. Renoncer à avoir une collègue compréhensive. Renoncer à être à la hauteur de certains de mes idéaux. Renoncer à certaines habitudes bien confortables. Renoncer à la tranquillité d'une période sans service. Renoncer à la fierté de n'avoir jamais failli. Renoncer à tant de souvenirs perdus à jamais pour cause de simple défaillance technique. Renoncer à mon orgueil, ou du moins à certains pans bien trop incrustés. Renoncer à l'amitié parfaite. Renoncer à mes besoins temporaires de solitude. Renoncer à la défaite honorable. Renoncer à la victoire méritée.

Evidemment, tous ces renoncements peuvent être perçus comme autant d'échecs, et plomber le bilan d'une année mi-figue, mi-raisin. Mais je peux aussi les dépasser, les surmonter, les transformer en acceptations qui, seules, ouvrent la voie vers la Miséricorde et la guérison. Et vers la meilleure des leçons de vie, qui assure que peu importe le nombre de chutes, tant que l'on persévère à se relever...

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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 23:12

L'année 2011 aura été moins riche en vadrouilles à droite et à gauche que les précédentes. Il faut dire aussi que le budget voyages était moins conséquent cette année, et que certains projets, comme les JMJ en Espagne, sont tombés à l'eau. Cela dit, fidèle à ses habitudes, la fourmi n'est cependant pas restée immobile, et si vous avez déjà pu découvrir ici le voyage le plus marquant à tous points de vue, et ici ou ici deux régions dans lesquelles je me rends régulièrement, il me reste encore quelques petites choses à vous montrer qui trouveront parfaitement leur place dans cette rétrospective.

Un premier séjour d'une semaine fin mars à Munich, ville bavaroise désormais bien connue et ô combien appréciée, surtout en ce début de printemps où j'ai eu la chance de pouvoir profiter du soleil presque tous les jours :

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Le Viktualienmarkt et son arbre de mai

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Une semelle trop courte - Wittelsbacherplatz

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Wittelsbacherplatz ; le siège de Siemens au fond

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Le Hofgarten : galerie couverte

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Pause printanière dans le Hofgarten, sur fond de Theatinerkirche

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Les principales célébrités de Munich : la bière, la mairie et le bleu et blanc du drapeau bavarois !

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Le carillon de l'Hôtel de ville

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Et la Marienplatz (place de l'hôtel de ville donc)

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Les manifestants contre les centrales nucléaires

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L'une des portes de la vieille ville (Karlstor)

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Eh oui, les costumes traditionnels sont monnaie courante...

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Salle du Trône du château

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Eglise Saint Paul, que l'on voit si bien de la Theresienwiese qui accueille la Fête de la Bière

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Bavaria

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Maximilianeum

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Le Jardin anglais

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Schwabing, un quartier plutôt cosy...

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Quelques-unes des nombreuses statues et détails peints qui parsèment les bâtiments de la ville

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Et un aperçu des églises baroques bavaroises, tout en blanc et en or...
sauf la chapelle du Château transformée en salle de concert

Un weekend pascal familial en Vendée, chose rare et précieuse :

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Et oui, qui dit retrouvailles en famille dit rugby...

Un court séjour en Corrèze ensuite, dans une famille joyeuse, afin de me remettre de mes émotions de pèlerine et de partager un temps précieux d'amitié :

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Une petite virée toulousaine pour un baptême et un peu de temps avec celle que je ne crains plus d'appeler ma meilleure amie :

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Une bonne semaine entre amis entre Drôme et Ardèche, avec une pause à Ars à l'aller :

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Basilique d'Ars - détail

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En passant sous cette arche, on passe le 45e parallèle

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La-Chapelle-en-Vercors

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Promenade dans le Vercors

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Rando autour du Grand Veymont

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A l'assaut du Grand Veymont !

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Souvenir des résistants du maquis

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2341 m d'altitude, on y est !

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Rencontre avec la faune et la flore du Vercors

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Changement de décor pour les rivières d'Ardèche et leurs ruines romaines

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Une visite à Fontainebleau, mais sans photos malheureusement ;

Et enfin, un rapide passage à Châteaudun pour en visiter rapidement le château avant de ne plus y avoir de pied à terre :

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Et pour 2012, le Grand Nord (bon, d'accord, la campagne coursetoise) et Lyon sont déjà au programme, la suite du Camino et New York (yeah baby) sont en réflexion, et pourquoi pas aussi Nantes, Vannes, Dijon, Bordeaux, les Charentes... l'avenir nous le dira !

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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 23:34

Vous l'aurez compris ici ou ici, mes lectures de ces derniers temps tournent beaucoup autour de l'Asie et des voyages... et c'est encore mieux quand je peux combiner les deux !

Lus dernièrement, donc :

- La Mère, de Pearl Buck

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Je vous ai déjà dit que j'aimais Pearl Buck et la Chine ? :) Intéressant récit que cette histoire d'une paysanne qui voit son mari l'abandonner et qui se démène pour continuer à vivre et à élever leurs enfants, le tout dans un contexte de montée du communisme qui vient s'opposer aux coutumes traditionnelles et au rythme de la vie telle qu'elle la connaît. Et comme toujours chez Pearl Buck, aucun besoin de connaître quoi que ce soit à la Chine pour rentrer dans l'histoire et apprécier !

- Le Club Jane Austen, de Karen Joy Fowler

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L'histoire d'un club de lecture comprenant cinq femmes et un homme, qui décident de lire l'oeuvre de Jane Austen. Décevant. J'espérais retrouver d'une certaine manière l'ironie de Jane Austen, de vraies parallèles avec ses livres, et au final je n'ai lu qu'un roman américain assez convenu qui associe plusieurs histoires de femmes en crise, un peu comme Les divins secrets des petites Ya-Ya, alors que j'attendais plutôt The Hours, ou comme les comédies romantiques chorales sans originalité.  La seule citation qui m'ait plu : "N'est-ce pas Kipling qui a dit : "Quand tout va mal, rien ne vaut Jane Austen"? Ou quelque chose comme ça."

Baden Powell, de Philippe Maxence

Une biographie particulièrement complète et instructive ; l'occasion d'aller au-delà de la figure mythique du fondateur du scoutisme et du héros de Mafeking auquel on se limite bien souvent. Et une citation assez rigolote que je vous partagerai en temps voulu. A lire pour les amateurs d'histoire militaire, d'histoire anglaise et/ou d'histoire du scoutisme !

- Testament à l'anglaise, de Jonathan Coe

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Pour le coup, on retrouve toute l'ironie des auteurs anglais les plus grands. Une enquête complexe sur fond de saga familiale touchant à la grande Histoire anglaise, dans une dynastie cachant bon nombre de squelettes dans ses placards ; de quoi dégoûter des familles nombreuses lorsque la jalousie et la division s'en mêlent... mais un roman particulièrement bien écrit (et bien traduit), et une belle manière de comprendre l'histoire anglaise contemporaine, de la Seconde guerre mondiale à Margaret Thatcher.

- Hong Kong et Macao, de Joseph Kessel

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Un coup de coeur pour cet autre récit de voyage. Je n'avais jusqu'ici lu que Le Lion, que j'avais beaucoup aimé. Et j'ai été ravie de retrouver la plume de Kessel pour ces impressions de voyage dans deux villes que j'ai moi aussi visitées, en long en large et en travers pour l'une d'elles, et beaucoup appréciées. Cela dit, je ne suis pas sûre de conseiller ce livre à quelqu'un qui ne connaîtrait pas au moins l'une de ces deux régions : en 50 ans, elles ont énormément changé, et si vous étiez amené à les visiter ensuite, vous risqueriez d'être considérablement déçu... mieux vaut sans doute voir la ville moderne avant de se plonger dans la nostalgie du passé !

- Voyage d'une Parisienne à Lhassa, d'Alexandra David-Néel.

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Le rêve : un récit de voyage, et en Chine ! Et effectué par une femme de surcroît : sans être une adepte du féminisme, j'apprécie quand quelqu'un parvient à réaliser ses rêves... C'est Ivre de Chine, dont je vous parlais ici, un autre récit de voyage haut en couleurs quoique bien plus récent, qui m'a donné envie de le lire. Et je n'ai pas été déçue ! Suspense, découvertes culturelles, rebondissements dignes des meilleurs romans, sans oublier un soupçon de fantastique bienvenu en terre bouddhiste, c'est une véritable aventure que cette femme admirable à plusieurs points de vue a eu la chance de vivre ! Faisant preuve de beaucoup de respect sans compromission pour autant, c'est un livre véritablement fascinant.

- En avant, route !, d'Alix de Saint-André.

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Retour à l'Europe pour celui-ci. Je ne regrette pas une seconde d'avoir attendu de m'être lancée à mon tour sur les pas des jacquaires pour lire ce récit de trois voyages vers Saint-Jacques. On y retrouve l'ambiance du Camino, les questions qui poussent à y partir, les douleurs et les rencontres qui en font tout le sel. Sans doute peu original, mais indubitablement authentique, n'est-ce pas ce que l'on attend de ce genre de récit ?

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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 19:51

Avant de vous souhaiter le meilleur pour cette nouvelle année, je vais tenter d'écluser tout ce que j'avais à partager en 2011 afin de tourner la page et d'entamer 2012 du meilleur pied !

Commençons par la couture donc. Peu de réalisations au final, mais pour une fois des cadeaux de naissance pas en retard... 

Une petite panière réversible d'abord, l'occasion d'apprendre avec Cécile (encore un immense merci, un an plus tard !) à réaliser une couture invisible... 

 

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La fameuse robe commencée il y a belle lurette et enfin finie (toujours avec l'aide de Cécile, comme le verront dans les détails les connaisseuses...) pour pouvoir l'offrir à la petite fille toute neuve de ma meilleure amie. Une robe IPB donc, en simili Liberty.

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Et pour le baptême de ladite merveille, il fallait une tenue de circonstance... quoi de mieux que du bleu et une touche de Liberty ? (photo non repassée pour cause d'après lavage et d'avant décousage du bas pour en faire une tunique afin de rattraper une tache indélébile... ballot hein ?)

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Et dernière réalisation avant le rush professionnel de ces derniers mois ;
un autre cadeau de naissance, pour une amie tout aussi chère,
mais cette fois pour un petit garçon.
Une barboteuse IPB donc, rendue moins bouffante en ajoutant un élastique de chaque côté au niveau des jambes. 


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Et parce qu'il n'y a pas eu que de la couture, déménagement impliquant nouveaux meubles et nouvelle déco, combiné à un léger ras-le-bol du tout blanc, un peu de peinture et de découverte des joies de la patine :

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Les projets pour 2012 ne manquent pas, comme l'indique la pelote de laine ci-dessus... mais vu que j'en suis à mon troisième redémarrage pour le bonnet que cette pelote est censée devenir, je ne garantis pas la livraison dans les 12 mois à venir...

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24 décembre 2011 6 24 /12 /décembre /2011 00:33

*Tous les ans...
nous fêtons cette naissance unique,
ce Tout-Puissant fait tout petit enfant, 
cet Agneau parmi les agneaux...
Comme tous les ans, j'ai fini mon gros projet professionnel annuel sur les chapeaux de roue
Et je m'apprête à rejoindre ma famille
Pour retrouver la joie et la paix de cette Nuit.
La joie d'être ensemble
La paix qui nous unit
La joie d'une naissance
La paix d'une famille
La joie de savoir qu'un Sauveur nous est né
La paix qu'il apporte à qui veut bien l'accueillir.

Très joyeux, paisible, heureux et Saint Noël à tous !

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 23:38

Je vous avais promis il y a bien longtemps un nouveau témoignage sur les brimades dont j'ai été la victime de la part de mes parents. Or voici que la Reine de l'Iode nous demande quelles sont nos habitudes quant à la légende du Père Noël : doit-on s'aligner sur la majorité et y faire croire nos enfants ou non ? Pour ma part, ce choix n'est pas encore à faire ; en revanche il a été fait il y a bien longtemps par mes parents, et la réponse était : pas de père Noël à la maison, sauf dans les livres...

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Vous imaginez bien évidemment les remarques extérieures : pas tellement de mes grands-parents maternels, pour qui la chose était entendue ; ni de mes grands-parents paternels, qui avaient bien compris qu'ils n'auraient pas leur mot à dire, mais bel et bien de la part de personnes totalement étrangères à cette décision.

Mais peu importent les importuns, ce qui compte, c'est comment je l'ai vécu. Vous l'aurez compris, très bien. Il faut dire aussi que pour nous, pour notre cellule familiale de base en tout cas, fêter Noël, c'est commémorer la naissance et donc l'incarnation de Jésus. Point barre. En aucun cas un événement dont il faudrait "préserver la magie", puisque de magie il n'y a point. En revanche, l'ambiance festive est importante. Alors oui, préparer sa maison tout comme on prépare son coeur, installer la crèche pour matérialiser l'attente, décorer le sapin et la couronne de l'Avent tout comme on prépare une jolie décoration lorsqu'on invite quelqu'un, offrir des cadeaux aux personnes que l'on aime pour leur montrer cet amour... toutes ces traditions, nous les reprenons à notre compte, en complément des Messes. Mais parce qu'elles ont un sens. Le père Noël n'en a pas pour nous. Tout comme un calendrier de l'Avent qui ne commencerait que le 1er décembre d'ailleurs... (donc chez nous, calendrier estampillé catho ou fait maison). Ce n'est pas une question de "mensonge", car je pense que les légendes et les mythes ont leur importance dans la construction de la personnalité d'un enfant, mais autant les cloches qui reviennent de Rome avec du chocolat sont en adéquation avec la manière dont nous vivons Pâques, autant le père Noël ne l'est pas avec celle dont nous vivons Noël. Pour le côté commercial mais aussi pour l'importance qu'il prend au coeur de la fête. Et ça, je reste persuadée que les enfants le sentent bien, dès tous petits.

Bien sûr, il est impossible d'échapper aux multiples avatars du père Noël tout au long de cette période. Maman a donc toujours été claire sur le sujet : le père Noël, c'est un personnage de légende, dérivé de Saint Nicolas, héros de multiples histoires parfois très différentes les unes des autres (vous ne vous êtes jamais demandé comment un enfant pouvait accepter de lire dans un livre que le père Noël avait une multitude de lutins pour l'aider ; dans d'autres il cohabite avec une sorcière dans une petite cabane au milieu de la forêt, et dans d'autres encore il habite un immense palais de glace ?). Elle ne nous a donc jamais empêchés d'y croire, mais il ne faisait pas partie de notre manière de fêter Noël. Et comment expliquer son intrusion dans une fête chrétienne ? Rien de plus simple : une pâle copie de Saint Nicolas.

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(dans mes souvenirs, le sous-titre proclamait même
La véritable histoire du Père Noël)

Et les cadeaux dans tout ça ? Offerts par les grands-parents et les parents. Que l'on apprend ainsi aussi à remercier, tout simplement.

Pour en revenir aux importuns : leur principale crainte est bien souvent de deux ordres : que l'enfant perde en imaginaire et en "magie", et qu'il empêche les autres enfants qui y croient de profiter de cette légende. A mon humble avis, ces craintes sont plutôt infondées. Pour l'imaginaire et l'ambiance de Noël, rien que l'histoire de la naissance de Jésus est assez extraordinaire (une naissance dans une mangeoire, des anges qui chantent gloire à Dieu, de l'or, de l'encens et de la myrrhe (tryptique qui sonne bien souvent comme une formule magique aux oreilles enfantines), et j'en passe) ; en ce qui concerne l'ambiance, les chants et les décorations de Noël sont sans doute bien suffisants. Quant à trahir le "secret" auprès des autres enfants, il faut déjà que l'enfant soit assez grand pour comprendre que d'autres vivent Noël différemment, et que les enfants en parlent entre eux. Et j'ai bien peur que, quand ils commencent à en parler, c'est que certains ont déjà des doutes... A mon sens, si les choses sont bien claires pour les parents, elles seront expliquées clairement aux enfants, qui sont tout à fait à même de comprendre que d'autres croient en quelque chose d'inexistant. Mais que le leur dire risque de leur faire de la peine. Pour ma part en tout cas, je n'ai pas souvenir que ni moi, ni aucun de mes frères et soeurs n'ait provoqué de drame autour de nous... et le seul "mauvais souvenir" que j'aurais à ce sujet serait plutôt d'avoir dû affronter les remarques, au collège, de ceux qui ne comprenaient pas pourquoi mes soeurs ne croyaient pas au père Noël. Et qui devaient en fait, quelque part, regretter d'avoir perdu leur innocence enfantine puisque cela coïncidait bien souvent avec la prise de conscience des problèmes familiaux qui rejaillissent à ces périodes.

Justement, peut-être par contrecoup, j'aurais plutôt tendance à blâmer ceux qui surenchérissent sur l'existence du père Noël (maîtresses, autres parents, etc.). Après tout, on nous empêche bien souvent d'évoquer le moindre élément de notre foi au nom du sacro-saint laïcisme, quand bien même il s'agit d'expliquer dans un musée qui est le monsieur sur la croix ; pourquoi serions-nous obligés de croire au Père Noël ? Et de nous sentir mal à l'aise de ne pas faire comme la majorité ?

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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 22:08

Profitons de cette pause rugbystique (le Top 14 ne m'intéresse que peu, n'ayant pas d'équipe favorite) pour exhumer une vieille liste établie à l'issue d'une chaîne bloguesque (ce qui, compte tenu de la raréfaction de ces dernières, témoigne du grand âge de ladite liste... griffonnée au dos d'un billet de train elle aussi)

Il s'agissait de citer 15 auteurs qui avaient marqué notre vie de lecteur/lectrice (pour ma part, je me permets d'ajouter mon expérience de traductrice).

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Voici les miens, par ordre à peu près chronologique :

- Enid Blyton, bien entendu. La fameuse Enid des Oui-Oui (le pays des jouets est un de mes tous premiers souvenirs de lecture), clan des sept, club des cinq, mystères... ayant hérité de la (conséquente) collection de Bibliothèque Rose paternelle, j'en ai dévoré du Blyton, et de la qualité s'il vous plaît, bien avant que l'éditeur n'aie l'idée saugrenue de moderniser (comprendre édulcorer) la traduction...

- Serge Dalens. Ah les Signe de Piste, reflets d'une soif d'aventure et d'idéal adolescente que le scoutisme parvenait mal à combler... Mais Dalens m'a aussi beaucoup marquée par son implication sociale ; je me souviendrai à vie de la Blanche et de la prise de conscience de ma chance que cette lecture a entraînée.

- Kant. Soyons très clairs, j'ai beaucoup de mal à en apprécier la lecture (stylistiquement parlant). Mais c'est avec lui que, outre mes cours de latin, j'ai appris à traduire, et à aimer ça. Ma prof d'allemand était un peu une sadique dans son genre, car nous faire traduire des phrases de 10 lignes, qui plus est dans une langue ou le sujet et le verbe peuvent en avoir autant d'écart, c'était quelque peu cruel. Mais j'avais quelques années de latin dans les pattes, et surtout j'aimais déjà passer des tournures allemandes aux tournures françaises. Et me creuser la tête pour tenter de trouver la meilleure combinaison possible...

- Nathalie Sarraute. Pour son Enfance, ou ma première oeuvre littéraire "adulte" lue et appréciée sans aucune obligation scolaire, en seconde. Qui eût cru que la grande prêtresse du Nouveau Roman serait à l'origine de ma découverte de la littérature française ?

- Pearl Buck. Pour le coup, si je l'ai beaucoup appréciée au lycée, je l'ai surtout redécouverte avec plaisir après mes deux voyages en Asie : y a-t-il meilleure manière d'approfondir ses connaissances de la culture et de l'histoire chinoise qu'en les découvrant à travers le regard à la fois fasciné et nuancé d'une Occidentale qui y a passé son enfance ?

- J. K. Rowling. Eh oui, je suis de la génération Harry Potter. Mais bien plus que pour ses talents de narratrice, c'est pour ses talents de professeur d'anglais que je la cite. C'est en effet grâce à elle que j'ai réussi à lire enfin en entier un livre dans la langue de Shakespeare. Et surtout que j'ai apprécié ça (et pourtant, je pratiquais déjà celle de Goethe à haute dose, et la véritable prof avait lancé plusieurs lectures en cours. Mais je m'étais toujours rabattue sur les traductions au bout de quelques pages. Comme quoi, les vocations naissent parfois dans des conditions étranges...)

- Céline. Un choc, en hypokhâgne (et pourtant j'étais prévenue). Il nous fallait choisir entre le grand Proust et le grand Céline, et lire leurs quatre premiers romans ; j'ai opté pour le second afin d'être un peu plus originale et de découvrir enfin le fameux Voyage au bout de la nuit qu'un camarade de lycée m'avait tant vanté. Et non seulement je n'étais pas été déçue, mais mon propre style en a été durablement marqué, à base de points de suspension à tout va...

- Flaubert. Un autre choc d'hypokhâgne, également préparé dès le lycée puisque j'avais dû étudier Madame Bovary pour le bac. Mais c'est en HK que j'ai appris à apprécier son style et son ironie délicieuse.

- Pascal Quignard, troisième découverte d'hypokhâgne (oui, on peut dire que mon prof de lettres d'alors m'a vraiment fait découvrir et aimer la littérature). Des textes brefs et ciselés, en parfaite opposition à Céline et Flaubert, mais s'inscrivant pourtant dans la droite ligne des grands écrivains à la française...

- Georges Bernanos. Journal d'un curé de campagne est l'un des rares livres que je relirai encore et toujours avec un immense plaisir. En revanche, je garde un souvenir plus mitigé de Sous le soleil de Satan, mais ce doit être parce qu'il est plus narratif...

- Marie Noël. Je garde un souvenir ému aux larmes de son poème mis en musique par les frères Martineau, qui éveille toujours autant de douleurs familiales. Mais de manière générale, l'ensemble de son oeuvre résonne de manière très particulière dans ma vie de femme et de chrétienne, je ne pouvais donc pas ne pas la citer.

- Jane Austen. J'aurais mis le temps, mais celle qui m'apparaissait, avant que je ne la connaisse, comme un auteur féminin "de bas étage" (j'imaginais de grandes histoires romantiques à l'eau de rose... il faut dire que les titres comme Raison et sentiments sont trompeurs...), a fini par me dévoiler ses charmes. Son ironie mordante, sa grande finesse d'analyse des caractères, sa grande justesse sur la complexité des sentiments et le ridicule qui s'y attache parfois... j'ai dévoré l'intégrale en Pléiade et en anglais, et je m'y replonge avec délices dès que j'ai besoin d'un petit remontant !

- Wilhelm Roux. Un biologiste allemand contemporain de Darwin, à l'origine d'une expérience de traduction assez cuisante, mais aussi d'une lecture rébarbative de prime abord qui a gagné en intérêt au fur et à mesure de l'avancée de la traduction. Je n'irais pas jusqu'à dire que je me précipiterai sur ses autres écrits, mais c'est sûr, ça marque.

- Marceline Desbordes-Valmore. Un peu comme Marie Noël, ses écrits m'ont touchée au moment où je traversais des questions qui y trouvaient une résonance particulière. 

- Philippe Delerm. Une découverte due aux blogs. Et un véritable régal que cette plume capable de croquer avec finesse et délicatesse les petits instants du quotidien. La Première Gorgée de bière et autres plaisirs minuscules, bien évidemment, mais aussi Ma grand-mère avait les mêmes. En attendant d'autres.

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Et vous, votre Top XV ?

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5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 13:30

(J'ai retrouvé il y a quelques mois ces quelques lignes écrites au dos d'un billet de train, dans la lignée des listes d'infinitifs que j'établis parfois ; les publier au printemps n'aurait guère eu de sens, mais nous voici revenus à la même saison, et je m'apprête à reprendre un autre train pour la même destination, l'occasion rêvée de se remémorer ces impressions automnales mêlant nostalgie et appréciation du temps présent...)

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Prendre le train pour Orléans

Admirer les camaïeus de jaune et de rouge flamboyant à la lumière du début d'après-midi

Retrouver la platitude de la Beauce et des teintes plus proches du brun de la terre labourée

Se dire que vivre à Paris, c'est une chance, mais pouvoir s'en éloigner, encore plus

Observer l'aérotrain et les éoliennes, chaque fois plus nombreuses, et désormais tout aussi familières

Réaliser que le moment où l'automne est encore chaud et beau passe finalement très vite, et se réjouir de pouvoir en profiter à l'abri d'un train en mouvement...

 

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(Orléans, Toussaint 2010)

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