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En direct de la fourmilière!

Les femmes, je le sais, ne doivent pas écrire ;

J'écris pourtant...

Marceline Desbordes Valmore, Une lettre de femme, 1860

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23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 15:13

Le rugby est un jeu qui se joue à XV contre XV... et à la fin, ce sont les Néo-Zélandais qui gagnent (avec un léger coup de pouce de l'arbitre certes, mais malheureusement ça fait partie du jeu). Bravo à eux donc, et surtout, surtout, un immense merci à notre Equipe de France, qui nous a faits douter, espérer, rire, pleurer, jubiler, en un mot, vibrer, tout au long de cette Coupe du Monde ! Merci à eux et à leurs entraîneurs d'avoir su rester sourds aux critiques et d'avoir donné le meilleur d'eux-mêmes quand il le fallait. Et si je ne devais garder qu'une image, ce serait celle-ci :

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Rendez-vous dans trois mois pour le Tournoi des VI Nations !

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7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 23:11

Demain matin, le grand choc. Le match qui ne promet pas forcément le plus beau spectacle cette année, si l'on considère les derniers exploits (ou anti-exploits plutôt) des deux équipes en présence, malheureusement, mais néanmoins LE match des revanches à prendre, LE match des meilleurs ennemis. J'ai nommé la France et l'Angleterre.

Ils nous ont brûlé Jeanne d'Arc, exilé Napoléon, coulé notre flotte entière à plusieurs reprises. On a gagné la guerre de Cent Ans, envoyé Surcouf et  boycotté leurs rosbeefs. Ils mangent de la gelée, nous des grenouilles. Et pourtant, que ferions-nous sans nos cousins grand-bretons... 

Mais bon, après deux demi-finales de coupe du monde volées, il est grand temps que ce soit à notre tour d'aller plus loin ! Espérons donc que notre XV se montre à la hauteur de la tâche, et qu'on voie plutôt ça

 

que ça

 

Et comme dirait mon frère, on va les destroncher !!!

 

(Bien évidemment, je n'ai rien contre Roro, un Clermontois faut pas pousser, et Clerc alias Jean Dridéal alias Chouchou est un peu trop lisse à mon goût. J'ai juste suivi youtube là-dessus !)

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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 20:50

Aujourd'hui 30 septembre, nous fêtons Saint Jérôme. Né vers 347 en Dalmatie, il étudia à Rome et y fut baptisé; nourri de toute la culture antique, mais attiré par la vie contemplative, il fit dans le désert de Syrie l’apprentissage de la vie monastique et fut ordonné prêtre. Revenu à Rome, il fut secrétaire du pape saint Damase; de là il se retira à Bethléem pour y mener la vie monastique et se montra un savant remarquable pour traduire en latin et commenter les saintes Écritures. Il prit sa part, d’une manière admirable, de bien des besoins de l’Église et, parvenu à un âge avancé, mourut en paix en 420.  (Source : martyrologe romain, plus d'infos sur Nominis, Wikipedia ou encore cette très belle catéchèse de Benoît XVI)

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Saint Jérôme écrivant, Le Caravage, Galerie Borghese

Pour nous traducteurs (et interprètes si je ne m'abuse !), c'est aussi notre Saint Patron. Et si vous avez lu la catéchèse citée en lien ci-dessus, vous aurez compris pourquoi : "Il est intéressant de souligner les critères auxquels ce grand bibliste s'est tenu dans son œuvre de traducteur. Il le révèle lui-même quand il affirme respecter jusqu'à l'ordre des mots dans les Saintes Ecritures, car dans celles-ci, dit-il, "l'ordre des mots est aussi un mystère" (Ep 57, 5), c'est-à-dire une révélation. Il réaffirme en outre la nécessité d'avoir recours aux textes originaux." Et rien que ça, c'était déjà une belle révélation.

N'ayant jamais pu trouver de prière à Saint Jérôme digne de ce nom, voici donc une proposition pour mes confrères traducteurs (je laisse le soin aux interprètes d'adapter à leur métier cousin du nôtre) :

 

Glorieux Saint Jérôme,
Père et Docteur de l'Eglise,
Vous qui, en traduisant la Bible en latin,
l'avez rendue accessible au plus grand monde,
Vous qui vous êtes attaché à remonter à la source
et à
"retrouver dans les ruisseaux tout ce qui naît de la source",
Vous qui savez à quel point l'intelligence de l'écriture
conditionne l'intelligence de la transcription,
nous confions notre activité à votre bienveillante intercession.
Obtenez-nous de savoir retranscrire les messages qui nous sont confiés
avec la plus grande fidélité possible, sans perdre le mystère des mots.
Aidez-nous à chasser l'imprécision,
à fuir le faux-sens,
à refuser le manque de rigueur
et à haïr le contresens.
Donnez-nous enfin
de "chercher à apprendre sur la terre
les vérités dont la consistance persistera également au ciel".
Ainsi soit-il.


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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 22:56

Je n'avais rien prévu. J'avais des réalisations à vous montrer, des photos à partager, des destinations à vous faire découvrir. Mais le tourbillon professionnel et personnel dans lequel je suis ne semble parfois s'apaiser que pour reprendre de plus belle dès que je crois pouvoir souffler.

En vrac cet été : de nombreuses courses contre la montre pour boucler les projets avant de partir en vacances, des petits doigts donnés qui ont failli m'arracher le bras, de la (re)transformation de jungle en jardin, de la peinture et du papier peint dans 10 pièces à la fois, de nouvelles inquiétudes concernant la santé de mes grands-parents, demandant plus de présence, des ascenseurs émotionnels à répétition, de bien beaux baptêmes, des renoncements difficiles qui se font tous seuls en un clin d'oeil, quand on ne s'y attendait plus, de grandes joies mais aussi de grandes claques, des choix mûrement pesés qui se sont effondrés bien trop vite, un ancrage de plus en plus fort dans la communauté paroissiale pour mon plus grand plaisir, des espérances déçues, des vacances fort heureusement à la hauteur de mes besoins en matière d'oxygénation, d'amitié et de repos, des expériences qui me confirment dans mes idéaux mais malheureusement par la voie douloureuse, du rugby, de nouveaux projets pour se changer les idées...

Aussi ai-je profité des grâces reçues et des pistes de réflexion entamées lors de mon pèlerinage pour me recentrer peu à peu et me débarrasser du superflu... quitte à faire la morte et à écarter temporairement des choses importantes pour mieux discerner. Ce blog en a fait partie, mais me voici de retour. Welcome back donc !

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24 mai 2011 2 24 /05 /mai /2011 22:38

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Le Puy en Velay - Conques. 204 km. Dans les pattes et dans le coeur. En voiture, ce serait si rapide. C'est la distance qui me sépare habituellement de ma famille. Et voilà que j'ai décidé d'aller dans un coin de France encore inconnu pour moi pour les parcourir à pied. Pour prendre du temps pour moi. Du temps seule, avant tout. Même si l'on n'est jamais entièrement seul. Même si cela en étonne plus d'un. Même si d'autres m'ont proposé de partir avec moi. Histoire de faire un peu le point, sans objectif précis à atteindre, sinon celui d'avancer chaque jour un peu plus. Au sens propre comme au figuré.

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Détail d'un vitrail de la Chapelle des pénitents de Saint-Côme-d'Olt

Partir en pèlerinage sur le Chemin, c'est d'abord l'occasion de mettre ses pas dans ceux des pèlerins de Compostelle. Ou pas loin, puisque les tracés des GR ont dû composer avec les aléas de la vie moderne - autoroutes, droits de propriété, intérêts touristiques et financiers... De faire un saut hors du monde, sinon hors du temps. De porter tout un panier d'intentions (© Yayon) et d'être extrêmement touchée par la simplicité et la confiance qui se dégagent de ce qui nous est confié. De mettre au moins une partie de sa vie, sinon l'ensemble, entre les mains de Celui qui porte tout.

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"A chacun sa croix - Mon Dieu, je Vous l'offre"
sur le Chemin entre Saint-Alban-sur-Limagnole et Aumont-Aubrac

Partir en pèlerinage, c'est aussi fatiguer le corps pour reposer l'esprit. Oublier le travail bien sûr, mais surtout le poids du quotidien. Profiter de la rencontre de multiples inconnus pour retrouver une certaine simplicité dans ses rapports aux autres, eux aussi pèlerins quel que soit leur cheminement. Se dégager de certains défauts trop lourds à porter qui n'ont pas leur place sur le Chemin. Alléger son for intérieur comme son sac à dos : un conseil de base pour réussir à aller jusqu'au bout...

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Pensée sauvage

Une fois encore, je peux me considérer comme une enfant gâtée de la Providence. J'ai eu la chance de bénéficier d'un temps particulièrement clément, et de ne voir qu'un orage (pour lequel j'étais déjà à l'abri dans mon gîte pour la nuit) et quelques averses à la fin de ma traversée de l'Aubrac. J'ai aussi trouvé un toit tous les soirs, quasiment sans réservation (je n'ai appelé que deux fois, quelques heures avant d'arriver, pour pouvoir passer la soirée avec des personnes rencontrées en chemin et pour être sûre qu'un détour de quelques kilomètres valait le coup). J'ai croisé beaucoup d'étrangers... mais toujours des gens qui parlaient allemand, anglais ou espagnol, permettant l'échange. Je n'ai pas vu l'ombre d'une punaise de lit, un fléau semble-t-il. J'ai fait la connaissance d'un médecin et de deux infirmières qui sont tombées à pic pour me conseiller en matière d'ampoules et m'ont même donné ce qu'il me fallait.

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Oh, malgré tout, le Chemin n'est pas quelque chose de facile. On apprend beaucoup, et vite. On apprend par exemple à s'écouter et à ne pas faire coûte que coûte ses 25 km/jour nécessaires pour arriver au but... quand on se fait une tendinite au pied dès le deuxième jour. Et puis on se rend compte deux jours après qu'on en a fait 28, puis 31, rattrapant ainsi le "retard". On se met malgré soi à boire les fameux trois litres d'eau par jour. On ne fait pas demi-tour pour aller chercher le chapelet tombé de la poche lors de la dernière pause ; tant pis pour le souvenir. On pardonne aux ronfleurs les nuits parfois hachées. On se rend compte parfois que les autochtones ne savent même pas qu'ils habitent à proximité du Chemin. On apprend également à accueillir tous ceux qui cheminent, qu'ils partagent notre foi ou non. Ainsi qu'à accepter qu'il faut une fin à tout, lorsque le dernier matin, on se prépare à partir non pas à pied mais en taxi pour aller prendre le train.

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Sortie de la cathédrale du Puy, à l'issue de la Messe des pèlerins

Et quand on revient... on a le coeur gonflé de joie et de reconnaissance pour les merveilleux paysages découverts, pour la paix retrouvée même si toutes les questions en suspens sont loin d'être réglées, pour tous les moments de prière, aussi pauvres soient-ils, seule ou en communion avec certaines des personnes rencontrées, pour ces rencontres justement qui, aussi éphémères qu'elles soient sans doute, ont sans aucun doute été autant de rencontres du Christ, pour toutes les grâces reçues enfin, celles identifiées sur le moment et celles qu'il reste à découvrir, et notamment la grâce d'avoir réussi (du moins je l'espère !) à être Témoin, pendant ces huit jours et à mon retour. Deux occasions inédites dès le lundi, ça ne s'invente pas. Quand on revient... on se rend compte que l'on partait pour réfléchir sur sa vie, et que l'on rentre avec une expérience de Vie.

Place aux photos...

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Cathédrale Notre Dame du Puy-en-Velay

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Statue de Saint-Jacques devant laquelle a lieu la bénédiction des pèlerins

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Et c'est parti ! E ultreia !

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Vue sur la statue de Notre Dame de France et le sanctuaire Saint Michel d'Aiguilhe

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La Roche, village à flanc de coteau en pierre de lave

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Eglise de Saint-Christophe-sur-Dolaison

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Chapelle Saint-Roch de Montbonnet

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Saint-Privat-d'Allier

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Rochegude

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Monistrol d'Allier

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Premier nuage du jour... signe d'orage comme la veille ?

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Saugues

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Le Sauvage

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Rencontre impromptue

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Chapelle Saint-Roch (oui, encore une... et c'est loin d'être la dernière !
Saint Roch est le patron des pèlerins, juste après Saint Jacques...)

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Ca vaut le coup de partir tôt le matin, non ?

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Après Saint-Alban sur Limagnole, on arrive dans l'Aubrac

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Aumont-Aubrac

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Depuis Saugues, nous sommes sur le territoire de la fameuse Bête du Gévaudan

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La Chaze de Peyre

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Lasbros, au petit matin

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Rieutort d'Aubrac

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Nasbinals

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Aubrac

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Saint-Chély d'Aubrac

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église Saint Eloi de Saint-Chély

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Pont des pèlerins

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Adieu Aubrac, bonjour Rouergue

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Saint-Côme d'Olt

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église Saint Côme et Saint Damien, célèbre pour son clocher en vrille

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Ouradou (oratoire)

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Eglise de Perse (Espalion)

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Espalion

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Bessuéjouls

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Trédou-Sébrazac : clocher octogonal sur tour carrée...

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Verrières

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Inutile de préciser :-)

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Golinhac

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Saint Jacques et Saint Roch, toujours...

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Espayrac

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Sénergues

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Calvaire improvisé

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Encouragement pour les pèlerins à l'approche de Conques...

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Statue de Sainte Foy au-dessus de l'hôtellerie

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Le fameux tympan du Jugement dernier

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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 20:27

Je ne me suis jamais, du moins je ne crois pas, fixé de liste arbitraire de choses "à faire avant telle date" importante pour moi. Les délais que je m'impose, je n'arrive presque jamais à les respecter et je suis une grande adepte de la procrastination. Mais il y a des choses que je rêve de faire "un jour", non pas "avant mes 30 ans" ou mes 40 ou autre décennie, mais tout simplement "un jour". Avant ma mort, donc. Parmi ces choses, il y en a une qui me tenait particulièrement à coeur. C'était d'aller voir, en concert, une symphonie que j'apprécie énormément, et qui est peut-être mon oeuvre de musique classique préférée. Parce qu'elle est quasiment unique en son genre, associant un orgue, un piano et un orchestre. Parce qu'elle a été écrite par un compositeur dont j'aime tout particulièrement l'esprit farceur et les nombreux pastiches qui se cachent dans ses oeuvres. Parce que c'est une oeuvre magnifique, tout simplement, en toute objectivité. Cette symphonie, c'est la troisième de Camille Saint-Saëns.

Saint-Saëns, pour moi, c'est un peu le grand-père blagueur qu'on aimerait tous avoir. Celui qui n'arrive pas à gronder sans avoir le regard qui pétille. Celui qui en impose avec sa barbe grise et son embonpoint mais qui n'hésite pas à construire des cabanes avec ses petits-enfants. Ce n'est sans doute pas un génie, au sens où il n'a jamais révolutionné la musique de son temps (bien moins que Ravel ou Debussy pour ne citer que deux contemporains français), mais ses oeuvres sont toujours guillerettes, légères et parfois faussement solennelles, comme s'il prenait la vie comme un jeu. Et c'est un état d'esprit qui me plaît.

Sachant que cette troisième symphonie était une oeuvre que l'on ne jouait pas souvent en concert, ne serait-ce que parce que le nombre de salles possédant un orchestre et pouvant accueillir un orchestre symphonique de la fin du XIXe est assez réduit, je guettais plus ou moins attentivement les programmes des salles de concert parisiennes pour espérer tomber sur la perle rare. Et voilà qu'une visite de la salle Pleyel lors des Journées du patrimoine a tout déclenché : cette oeuvre était prévue au programme. Inutile de préciser que je me suis précipitée sur le site pour acheter des places. Et que dès septembre, je connaissais donc une activité de mon mois de mai : ce concert.

Si au cours des derniers mois, l'enthousiasme était quelque peu tombé avec la perspective de ce concert dans les tréfonds de ma mémoire, hier soir, l'ambiance était électrique. Heureusement que je n'étais pas directement dans le champ des caméras car elles auraient pu s'en donner à coeur joie avec mon sourire béat et mes yeux écarquillés. Et mes doigts qui jouaient des bouts de la partition, et mes grimaces aux (légers !) décalages de rythme par rapport à la version que je connais par coeur. Hier soir, je suis redevenue une petite fille. Hier soir, je suis partie hors du temps. Hier soir, je me suis rendu compte que je pouvais mourir heureuse : je n'ai pas de liste de choses à accomplir avant de mourir, mais j'en ai quand même accompli une, de chose qui me tenait à coeur.

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Le concert est visible ici jusqu'au 18 août, profitez-en vous aussi !

 

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 18:54

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Il est vraiment ressuscité !

 

Et moi, confondant quelque peu (mais il y a de quoi, non ?) l'acclamation pascale et le cri des pèlerins, je pars, dans la joie de Pâques, prendre un peu de temps pour moi et porter tout un tas d'intentions explicitement ou implicitement confiées, sur la Via Podiensis...

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Deus adjuva nos
Deus exaudi nos
Deus audi nos
Per Herru Santiago

Comme l'apôtre suivant l'Agneau de Dieu,
marchant auprès de Toi, Seigneur,
attire nous en Ta lumière
et montre nous les sentiers de Ton coeur ;
comme celui dont Tu bénis la vie,
éveille en nous, Seigneur, l'Amour ;
comme celui que Tu appelles,
reçois nos coeurs, écoute nos prières.

Comme à nos frères qui T'ont donné leur vie
et qui ont partagé Ta Coupe,
donne-nous la force de croire,
de Te rester fidèle à tout jamais.
Préserve notre vie de la tiédeur,
bénis nos efforts, nos labeurs,
de sainteté emplis nos âmes
et souviens-Toi de nous quand Tu viendras.

Nous voulons suivre Tes sentiers de vie,
tous les chemins de Ton Amour.
Fais qu'au terme de cette route
nous soient ouverts les trésors de Ta Grâce.
Agrée l'offrande que nous Te présentons,
reçois nos vies et nos appels,
que nos efforts aident le monde,
que tous nos frères tournent vers Toi leur âme.

Frère Johannes

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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 19:13

Peu importe que certains plongent son effigie dans un bain d'urine* ou se mettent en tête de le venger en détruisant cette représentation à la masse... Il a déjà demandé à Pierre de rengainer son épée et souffert quolibets, injures, flagellations, épines, blessures et trahisons... Tout est déjà accompli...

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Pourtant, c’étaient nos souffrances qu’il portait, nos douleurs dont il était chargé. Et nous, nous pensions qu’il était châtié, frappé par Dieu, humilié. Or, c’est à cause de nos fautes qu’il a été transpercé, c’est par nos péchés qu’il a été broyé. Le châtiment qui nous obtient la paix est tombé sur lui, et c’est par ses blessures que nous sommes guéris. Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait son propre chemin. Mais le Seigneur a fait retomber sur lui nos fautes à nous tous. (Isaïe, 53, 4-6)

 

Ce soir, nous entrons pleinement dans le mystère de cette Passion en allant nous agenouiller auprès du Christ, d'abord au Reposoir, puis, demain, au pied de la Croix. Cette fameuse Croix qui fait tant parler, qui redevient régulièrement objet de scandale, que ce soit au mur des écoles ou sur des photographies à visée artistique. Cette Croix dont le signe reçu au baptême nous rappelle l'essentiel de notre foi. Cette Croix qui "dessine entre Ciel et terre le signe indélébile de [Son] Alliance". Cette Croix synonyme de mort, mais aussi d'Espérance dans la Résurrection...

Bon Triduum à tous !
 

*si vous n'avez pas suivi l'affaire, un seul lien dont je partage l'intégralité des conclusions

---

Partant dans quelques jours sur les routes de Saint-Jacques de Compostelle pour un premier tronçon, je vous propose également d'ouvrir un "panier à prières" cher à Yayon et de recueillir vos intentions afin de les porter sur le chemin. N'hésitez pas à laisser un commentaire ou à m'envoyer un courriel (apasdefourmi(a)yahoo.fr - remplacez le (a) par une arobase) avant le 27 avril au soir.

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21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 14:59

Quand le printemps pointe le bout de son nez, c'est l'occasion de profiter de la localisation provinciale des parents pour leur rendre visite et d'emmener dans ses bagages un filleul parental de 8 ans. Le tout en envoyant 5 textos et en rappelant 3 fois pour préciser à quelle heure on arrive, communication de famille nombreuse oblige.

Quand en plus de cela, mon PC refuse catégoriquement toute connexion avec la box parentale de plus d'une minute, il n'y a plus le choix : tant pis pour les mails à écrire, les blogs à lire et les séries à regarder, l'appel de la vie provinciale (toute référence est bien sûr parfaitement non fortuite) est le plus fort.

Et l'on discute jusqu'à pas d'heure, tout en renonçant à la traditionnelle grasse matinée du samedi matin pour cause de table de petit-déjeuner à libérer pour les devoirs ; on profite donc du reste de la matinée pour emmener le filleul voir son parrain faire de l'aviron puis admirer l'église vue par la fenêtre du train la veille ; on retrouve de plus en plus péniblement quelques réflexes sur le clavier du piano ; on donne un cours avancé d'utilisation de gmail et de ses composants pour donner plus d'autonomie ; on emmène sa propre filleule voir une exposition sur Goscinny et faire un tour des magasins de décoration et des librairies avant de céder devant les récriminations de son estomac d'adolescente et d'acheter un pain au chocolat géant en plein Carême ;-) ; on photographie aussi un peu cette ville tant honnie mais dont on aimerait garder une trace, alors que les prochaines visites se compteront peut-être bientôt sur les doigts d'une seule main ; on fête l'anniversaire du grand grand petit frère entre deux mi-temps où le filleul découvre ce que peut être l'ambiance familiale pendant un match de rugby ; on se couche tôt parce que le PC refuse toujours aussi obstinément de détecter une quelconque connexion ; on tâche de ne pas grimacer à la Messe et on offre les douleurs auriculaires liées aux manques de justesse du chantre et aux choix d'accords pas toujours judicieux de l'organiste (réjouissons-nous, les chants choisis étaient largement potables... pas trop datés...) ; on demande quelques conseils au papa bricoleur ; on se met un peu à jour dans la lecture des Fam Chret ; on avance de quelques pièces le puzzle de 1000 commencé à la dernière visite ; on lit la BD offerte la veille au grand grand petit frère ; on pianote encore une fois avec un peu plus de souplesse, et puis il est déjà temps de faire ses bagages et de repartir prendre le train, pour un trajet qui passe plus vite avec un petit bout de 8 ans toujours aussi curieux et bavard... et le weekend provincial est déjà terminé...

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Gonfreville l'Orcher

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Harfleur

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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 08:56

- Vous voilà, mon Dieu. Vous me cherchiez? Que me voulez-vous ? Je n’ai rien à Vous donner. Depuis notre dernière rencontre, je n’ai rien mis de côté pour Vous. Rien…pas une bonne action. J’étais trop lasse. Rien…pas une bonne parole. J’étais trop triste. Rien que le dégoût de vivre, l’ennui, la stérilité.
- Donne !
- La hâte, chaque jour, de voir la journée finie, sans servir à rien; le désir de repos loin du devoir et des oeuvres, le détachement du bien à faire, le dégoût de Vous, ô mon Dieu !
- Donne !
- La torpeur de l’âme, le remords de ma mollesse et la mollesse plus forte que le remords…
- Donne !
- Des troubles, des épouvantes, des doutes …
- Donne !
- Seigneur, voilà que, comme un chiffonnier, Vous allez ramasser des déchets, des immondices. Qu’en voulez-Vous faire,
Seigneur ?
- Le Royaume des Cieux !

Marie Noël, Notes intimes

Dans un autre style, un texte de Thierry Bizot, Mieux que tout le monde, publié ici

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