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Les femmes, je le sais, ne doivent pas écrire ;

J'écris pourtant...

Marceline Desbordes Valmore, Une lettre de femme, 1860

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31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 22:20

Et bien que la reprise après vacances ait déjà eu lieu depuis belle lurette pour ma part, la poursuite des weekends par monts et par vaux, qui a permis d'anticiper la belle saison et de la prolonger un peu (et ce n'est d'ailleurs pas encore fini !), m'a éloignée bien plus longtemps que prévu de ce blog. L'heure a sonné, non pas de déjeuner, mais de sortir des cartons quelques billets prévus de (très) longue date, des citations, des photos, des récits, bref, de quoi se réveiller de cette estivation ! (oui le mot existe, et oui il désigne bien l'hibernation estivale).

Quelques photos pour vous allécher...

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 23:38

Je vous avais promis il y a bien longtemps un nouveau témoignage sur les brimades dont j'ai été la victime de la part de mes parents. Or voici que la Reine de l'Iode nous demande quelles sont nos habitudes quant à la légende du Père Noël : doit-on s'aligner sur la majorité et y faire croire nos enfants ou non ? Pour ma part, ce choix n'est pas encore à faire ; en revanche il a été fait il y a bien longtemps par mes parents, et la réponse était : pas de père Noël à la maison, sauf dans les livres...

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Vous imaginez bien évidemment les remarques extérieures : pas tellement de mes grands-parents maternels, pour qui la chose était entendue ; ni de mes grands-parents paternels, qui avaient bien compris qu'ils n'auraient pas leur mot à dire, mais bel et bien de la part de personnes totalement étrangères à cette décision.

Mais peu importent les importuns, ce qui compte, c'est comment je l'ai vécu. Vous l'aurez compris, très bien. Il faut dire aussi que pour nous, pour notre cellule familiale de base en tout cas, fêter Noël, c'est commémorer la naissance et donc l'incarnation de Jésus. Point barre. En aucun cas un événement dont il faudrait "préserver la magie", puisque de magie il n'y a point. En revanche, l'ambiance festive est importante. Alors oui, préparer sa maison tout comme on prépare son coeur, installer la crèche pour matérialiser l'attente, décorer le sapin et la couronne de l'Avent tout comme on prépare une jolie décoration lorsqu'on invite quelqu'un, offrir des cadeaux aux personnes que l'on aime pour leur montrer cet amour... toutes ces traditions, nous les reprenons à notre compte, en complément des Messes. Mais parce qu'elles ont un sens. Le père Noël n'en a pas pour nous. Tout comme un calendrier de l'Avent qui ne commencerait que le 1er décembre d'ailleurs... (donc chez nous, calendrier estampillé catho ou fait maison). Ce n'est pas une question de "mensonge", car je pense que les légendes et les mythes ont leur importance dans la construction de la personnalité d'un enfant, mais autant les cloches qui reviennent de Rome avec du chocolat sont en adéquation avec la manière dont nous vivons Pâques, autant le père Noël ne l'est pas avec celle dont nous vivons Noël. Pour le côté commercial mais aussi pour l'importance qu'il prend au coeur de la fête. Et ça, je reste persuadée que les enfants le sentent bien, dès tous petits.

Bien sûr, il est impossible d'échapper aux multiples avatars du père Noël tout au long de cette période. Maman a donc toujours été claire sur le sujet : le père Noël, c'est un personnage de légende, dérivé de Saint Nicolas, héros de multiples histoires parfois très différentes les unes des autres (vous ne vous êtes jamais demandé comment un enfant pouvait accepter de lire dans un livre que le père Noël avait une multitude de lutins pour l'aider ; dans d'autres il cohabite avec une sorcière dans une petite cabane au milieu de la forêt, et dans d'autres encore il habite un immense palais de glace ?). Elle ne nous a donc jamais empêchés d'y croire, mais il ne faisait pas partie de notre manière de fêter Noël. Et comment expliquer son intrusion dans une fête chrétienne ? Rien de plus simple : une pâle copie de Saint Nicolas.

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(dans mes souvenirs, le sous-titre proclamait même
La véritable histoire du Père Noël)

Et les cadeaux dans tout ça ? Offerts par les grands-parents et les parents. Que l'on apprend ainsi aussi à remercier, tout simplement.

Pour en revenir aux importuns : leur principale crainte est bien souvent de deux ordres : que l'enfant perde en imaginaire et en "magie", et qu'il empêche les autres enfants qui y croient de profiter de cette légende. A mon humble avis, ces craintes sont plutôt infondées. Pour l'imaginaire et l'ambiance de Noël, rien que l'histoire de la naissance de Jésus est assez extraordinaire (une naissance dans une mangeoire, des anges qui chantent gloire à Dieu, de l'or, de l'encens et de la myrrhe (tryptique qui sonne bien souvent comme une formule magique aux oreilles enfantines), et j'en passe) ; en ce qui concerne l'ambiance, les chants et les décorations de Noël sont sans doute bien suffisants. Quant à trahir le "secret" auprès des autres enfants, il faut déjà que l'enfant soit assez grand pour comprendre que d'autres vivent Noël différemment, et que les enfants en parlent entre eux. Et j'ai bien peur que, quand ils commencent à en parler, c'est que certains ont déjà des doutes... A mon sens, si les choses sont bien claires pour les parents, elles seront expliquées clairement aux enfants, qui sont tout à fait à même de comprendre que d'autres croient en quelque chose d'inexistant. Mais que le leur dire risque de leur faire de la peine. Pour ma part en tout cas, je n'ai pas souvenir que ni moi, ni aucun de mes frères et soeurs n'ait provoqué de drame autour de nous... et le seul "mauvais souvenir" que j'aurais à ce sujet serait plutôt d'avoir dû affronter les remarques, au collège, de ceux qui ne comprenaient pas pourquoi mes soeurs ne croyaient pas au père Noël. Et qui devaient en fait, quelque part, regretter d'avoir perdu leur innocence enfantine puisque cela coïncidait bien souvent avec la prise de conscience des problèmes familiaux qui rejaillissent à ces périodes.

Justement, peut-être par contrecoup, j'aurais plutôt tendance à blâmer ceux qui surenchérissent sur l'existence du père Noël (maîtresses, autres parents, etc.). Après tout, on nous empêche bien souvent d'évoquer le moindre élément de notre foi au nom du sacro-saint laïcisme, quand bien même il s'agit d'expliquer dans un musée qui est le monsieur sur la croix ; pourquoi serions-nous obligés de croire au Père Noël ? Et de nous sentir mal à l'aise de ne pas faire comme la majorité ?

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5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 13:30

(J'ai retrouvé il y a quelques mois ces quelques lignes écrites au dos d'un billet de train, dans la lignée des listes d'infinitifs que j'établis parfois ; les publier au printemps n'aurait guère eu de sens, mais nous voici revenus à la même saison, et je m'apprête à reprendre un autre train pour la même destination, l'occasion rêvée de se remémorer ces impressions automnales mêlant nostalgie et appréciation du temps présent...)

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Prendre le train pour Orléans

Admirer les camaïeus de jaune et de rouge flamboyant à la lumière du début d'après-midi

Retrouver la platitude de la Beauce et des teintes plus proches du brun de la terre labourée

Se dire que vivre à Paris, c'est une chance, mais pouvoir s'en éloigner, encore plus

Observer l'aérotrain et les éoliennes, chaque fois plus nombreuses, et désormais tout aussi familières

Réaliser que le moment où l'automne est encore chaud et beau passe finalement très vite, et se réjouir de pouvoir en profiter à l'abri d'un train en mouvement...

 

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(Orléans, Toussaint 2010)

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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 22:56

Je n'avais rien prévu. J'avais des réalisations à vous montrer, des photos à partager, des destinations à vous faire découvrir. Mais le tourbillon professionnel et personnel dans lequel je suis ne semble parfois s'apaiser que pour reprendre de plus belle dès que je crois pouvoir souffler.

En vrac cet été : de nombreuses courses contre la montre pour boucler les projets avant de partir en vacances, des petits doigts donnés qui ont failli m'arracher le bras, de la (re)transformation de jungle en jardin, de la peinture et du papier peint dans 10 pièces à la fois, de nouvelles inquiétudes concernant la santé de mes grands-parents, demandant plus de présence, des ascenseurs émotionnels à répétition, de bien beaux baptêmes, des renoncements difficiles qui se font tous seuls en un clin d'oeil, quand on ne s'y attendait plus, de grandes joies mais aussi de grandes claques, des choix mûrement pesés qui se sont effondrés bien trop vite, un ancrage de plus en plus fort dans la communauté paroissiale pour mon plus grand plaisir, des espérances déçues, des vacances fort heureusement à la hauteur de mes besoins en matière d'oxygénation, d'amitié et de repos, des expériences qui me confirment dans mes idéaux mais malheureusement par la voie douloureuse, du rugby, de nouveaux projets pour se changer les idées...

Aussi ai-je profité des grâces reçues et des pistes de réflexion entamées lors de mon pèlerinage pour me recentrer peu à peu et me débarrasser du superflu... quitte à faire la morte et à écarter temporairement des choses importantes pour mieux discerner. Ce blog en a fait partie, mais me voici de retour. Welcome back donc !

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21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 14:59

Quand le printemps pointe le bout de son nez, c'est l'occasion de profiter de la localisation provinciale des parents pour leur rendre visite et d'emmener dans ses bagages un filleul parental de 8 ans. Le tout en envoyant 5 textos et en rappelant 3 fois pour préciser à quelle heure on arrive, communication de famille nombreuse oblige.

Quand en plus de cela, mon PC refuse catégoriquement toute connexion avec la box parentale de plus d'une minute, il n'y a plus le choix : tant pis pour les mails à écrire, les blogs à lire et les séries à regarder, l'appel de la vie provinciale (toute référence est bien sûr parfaitement non fortuite) est le plus fort.

Et l'on discute jusqu'à pas d'heure, tout en renonçant à la traditionnelle grasse matinée du samedi matin pour cause de table de petit-déjeuner à libérer pour les devoirs ; on profite donc du reste de la matinée pour emmener le filleul voir son parrain faire de l'aviron puis admirer l'église vue par la fenêtre du train la veille ; on retrouve de plus en plus péniblement quelques réflexes sur le clavier du piano ; on donne un cours avancé d'utilisation de gmail et de ses composants pour donner plus d'autonomie ; on emmène sa propre filleule voir une exposition sur Goscinny et faire un tour des magasins de décoration et des librairies avant de céder devant les récriminations de son estomac d'adolescente et d'acheter un pain au chocolat géant en plein Carême ;-) ; on photographie aussi un peu cette ville tant honnie mais dont on aimerait garder une trace, alors que les prochaines visites se compteront peut-être bientôt sur les doigts d'une seule main ; on fête l'anniversaire du grand grand petit frère entre deux mi-temps où le filleul découvre ce que peut être l'ambiance familiale pendant un match de rugby ; on se couche tôt parce que le PC refuse toujours aussi obstinément de détecter une quelconque connexion ; on tâche de ne pas grimacer à la Messe et on offre les douleurs auriculaires liées aux manques de justesse du chantre et aux choix d'accords pas toujours judicieux de l'organiste (réjouissons-nous, les chants choisis étaient largement potables... pas trop datés...) ; on demande quelques conseils au papa bricoleur ; on se met un peu à jour dans la lecture des Fam Chret ; on avance de quelques pièces le puzzle de 1000 commencé à la dernière visite ; on lit la BD offerte la veille au grand grand petit frère ; on pianote encore une fois avec un peu plus de souplesse, et puis il est déjà temps de faire ses bagages et de repartir prendre le train, pour un trajet qui passe plus vite avec un petit bout de 8 ans toujours aussi curieux et bavard... et le weekend provincial est déjà terminé...

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Gonfreville l'Orcher

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Harfleur

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18 janvier 2011 2 18 /01 /janvier /2011 16:56

... ce n'est pas de se fixer des objectifs pour l'année à venir, c'est de se rendre compte qu'on a déjà appris ou réalisé plein de choses en à peine 3 semaines... A savoir, en vrac :

- mener un premier "vrai" déménagement, avec confection de cartons jusqu'à la dernière minute, casse-tête du rangement dans la voiture, découverte des jolies "surprises" laissées par les locataires précédents, ménage à fond du nouvel appart, ménage à fond de l'ancien appart, gestion de questions casse-tête comme le transfert de l'abonnement EDF ou le dénichage d'une assurance correspondant à nos besoins ;

- commander une cuisinière de compétition en guise d'auto-cadeau de Noël/anniversaire ;

- se rendre compte de la nécessaire réadaptation au quotidien que demande un appartement plus grand : être coloc dans 30 m², ce n'est pas pareil qu'être coloc dans 70 m² avec plus de pièces communes... et d'autant plus de petites sources de conflits dues aux petites différences d'habitudes et d'éducation ;

- faire les soldes... dans mon magasin de bricolage préféré ;

- arriver à l'heure à la Messe au moins une fois ;

- étrenner ma perceuse et mettre des chevilles Molly dans les murs ;

- reprendre contact avec toutes les personnes qui ont subi ma fâcheuse tendance à la procrastination mailesque en 2010 ;

- installer un plafonnier ;

- faire des coutures invisibles, faire une fronce correcte et améliorer mes finitions ;

- finir des projets entamés avant d'en lancer de nouveaux ;

... et vous, qu'est-ce que vous avez déjà accompli cette année ?

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Grande Muraille de Chine - tronçon de Simatai - mai 2010

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29 novembre 2010 1 29 /11 /novembre /2010 23:37

..."tu ne viendras pas ce soir"...

Tombe la neige...

... et j'ai six ans, un samedi matin, écoutant le disque (d'Adamo ou d'un autre) lancé par Papa, l'odeur de son café embaumant la maison...

Tombe la neige...

... et j'ai onze ans, découvrant les plaisirs de la glisse et les paysages alpins enneigés à l'occasion d'un voyage de classe...

Tombe la neige...

... et j'ai huit, douze ou quinze ans, dévalant avec mes frères et soeurs et la luge de mon enfance la courte pente du parc situé à côté de la maison, puis la plus longue pente, quasiment vierge, du terre-plein de l'entrée de la ville...

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Tombe la neige, et comme la plupart des gens, je retombe en enfance...

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22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 21:10

Elle aime le vert comme j'aime le bleu. Au point que c'est la couleur largement dominante de sa garde-robe et de sa trousse de maquillage. Une histoire de couleur d'yeux sans doute...

 

Elle aime les mathématiques et la biologie autant que je m'en méfie, et envierait presque mon orthographe naturelle tant les efforts à consentir pour les matières littéraires lui sont pénibles.

 

Elle a pourtant décroché les meilleures notes familiales à l'épreuve anticipée de français du baccalauréat.

 

Elle préfère la danse à la musique, elle qui est pourtant née sous le patronage de Sainte Cécile, et qui reste la seule de la fratrie à n'avoir jamais pris de cours d'instrument (mais de solfège, si, quand même...)

 

Elle aime les animaux, à commencer par les chats qu'elle collectionne en images et en figurines, au point d'avoir réussi à persuader les parents d'adopter un cochon d'Inde puis un lapin, et de vouloir les côtoyer quotidiennement dans son travail plus tard.

 

Elle est à la fois très différente de moi... et beaucoup plus proche depuis quelque temps, depuis qu'elle est définitivement sortie de la bulle de l'enfance pour entrer de plein pied dans une adolescence pas toujours facile aujourd'hui, quand les valeurs auxquelles on croit sont confrontées au monde réel et à l'humanité dans ce qu'elle a de meilleur mais aussi de pire...

 

Elle est parfois en proie au doute et aux questions lancinantes... mais elle est aussi solide dans ses baskets et capable de témoigner de sa foi... avec le zeste de passion et de naïveté propre à son âge et à ceux qui veulent vivre leur idéal... comme une autre au même âge...

 

Elle a longtemps été la trop petite soeur pour jouer avec la grande, puis la trop petite soeur pour comprendre que la grande soeur avait dépassé l'âge de jouer, puis la trop petite soeur pour que la grande puisse s'ouvrir à elle et faire d'elle sa confidente. Heureusement, elle est aussi grande soeur, et elle a su nouer des liens complices avec sa petite soeur avant de pouvoir le faire avec la grande.

 

Elle m'épate chaque jour un peu plus, par ses choix, ses réflexions, sa personnalité, bref, l'exercice raisonné de sa liberté.

 

Elle a pour initiale le B situé entre le A et le C de ses deux soeurs, le B de blonde ou de Barbie pour ses détracteurs, le B de belle aussi, en tout cas à nos yeux forcément non objectifs ;-)

 

Elle a 17 ans aujourd'hui.

 

Elle, c'est ma désormais grande grande petite soeur, comprendre grande (en taille) grande (par rapport à la plus jeune) petite (par rapport à moi) soeur.

 

Et comble d'ironie,en étant née à cette période de l'année, elle aurait pu espérer échapper à la mauvaise surprise que peuvent être des épreuves de bac le jour de son anniversaire. Manque de chance, elle a dû passer une épreuve de sport... Mais comme il s'agissait de gymnastique rythmique et sportive, j'ai la plus grande confiance en elle !

 

Joyeux anniversaire B. !

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25 août 2010 3 25 /08 /août /2010 23:22

Il y a des rencontres prévues de longue date. De celles pour lesquelles on guette le calendrier, où l'on décompte le nombre de jours restants avant la date fatidique. De celles pour lesquelles on se demande à l'avance comment cela va se passer, s'inquiétant de ce que l'on va bien pouvoir dire, bien pouvoir mettre, bien pouvoir faire. De celles pour lesquelles on ne peut empêcher une certaine appréhension à l'idée de ce passage "du virtuel au réel", même si le virtuel, les amitiés communes et les rencontres déjà plus que réussies devraient au contraire pleinement nous rassurer...

Des rencontres qui finalement se passent à merveille, qui resserrent les liens déjà noués au fil des mots et des commentaires, qui confirment les points communs et permettent d'en déceler de nouveaux, qui autorisent un échange plus profond, surtout dans un cadre qui y est propice. Des rencontres sur lesquelles on a du mal à poser des mots, surtout quand d'autres s'y sont déjà essayées... Des rencontres qui donnent hâte d'être aux prochaines fois qui se prévoient déjà...

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Et puis il y a les rencontres liées au plus parfait hasard. De celles qui font se rendre compte à quel point le monde peut être tout petit, parfois. De celles qui forcent à sortir un peu de soi pour aller au devant de l'autre et tenter une question qui paraît indiscrète. De celles où l'on n'en revient pas que la Providence nous joue de bons tours comme ça.

Des rencontres qui rappellent de bons souvenirs pas si lointains, où l'on assouvissait un peu sa soif de lecture grâce aux petits billets ciselés, narrant le quotidien, avec ses aspérités et ses rayons de soleil, d'une vie de famille ordinaire. De celles qui permettent de mettre un nom et un visage sur une porte virtuelle entrouverte puis doucement refermée. De celles qui confirment des premières impressions oubliées et donnent aussi envie d'écrire une suite plus personnelle...

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17 avril 2010 6 17 /04 /avril /2010 00:45

C'était le soir. Elle s'était dépêchée de partir de son travail, pour attraper l'un des rares bus qui passaient encore en ces temps de vacances scolaires. Avant de prendre le métro, elle avait fait un détour pour acheter de quoi faire un bon dessert, en essayant de tenir compte des goûts précis de son amie. Elle avait râlé contre la rame qui mettait trop de temps, tout en profitant enfin réellement de son livre du moment, elle qui descend habituellement au bout de quelques stations seulement. Enfin, elle était arrivée dans le bon quartier, pressant le pas pour se réchauffer et regagner quelques rares secondes sur son retard...

Quand son amie a ouvert la porte, elle n'était pas seule. Son fiancé était là aussi. Ce n'était pas prévu, mais elle était heureuse de le revoir lui aussi, et elle s'est félicitée d'avoir retenu la leçon d'une fois précédente et de n'avoir pas pris de dessert "individuel". Ils se sont assis tous les trois dans le salon, discutant des dernières nouvelles des uns et des autres.

Et puis, une fois l'apéritif servi, ils lui ont dit qu'ils avaient quelque chose à lui demander. Le temps s'est suspendu : elle avait à la fois attendu et redouté cette phrase, y voyant deux suites possibles et ne sachant laquelle elle préférait... Lorsque son amie a formulé sa phrase, elle a eu l'impression que chaque mot était égrené lentement :
"... nous aimerions que tu soies notre témoin civil."
Elle est restée interdite pendant quelques microsecondes qui paraissent toujours une éternité dans ces moments-là, se demandant confusément si elle avait bien entendu, ce qu'elle devait répondre, quelle tête elle devait faire pour coller à la situation, quelle tête elle faisait réellement...

Et puis évidemment, elle a souri, et elle a accepté cette mission de confiance. Une mission qui la mènera dans quelques mois à signer un registre d'état-civil. Rien de plus sur le papier. Mais une mission ô combien plus importante symboliquement.

Une mission de soutien et d'accompagnement pour les préparatifs, bien sûr. De conseil aussi. D'écoute, de présence et de partage. Une mission d'amitié, tout simplement, une manière de dire : "tu comptes pour moi et je souhaite être à tes côtés dans les moments importants de ta vie. A commencer par celui-ci."

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Les Amoureux, statue sur la place du même nom à Bruges

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