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  • : A pas de fourmi
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  • : Quelques échos de ma petite vie, de mes loisirs, de mes goûts, de mes réflexions, etc.
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Le Profil De La Fourmi

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En direct de la fourmilière!

Les femmes, je le sais, ne doivent pas écrire ;

J'écris pourtant...

Marceline Desbordes Valmore, Une lettre de femme, 1860

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30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 22:36

Je n'aimais pas particulièrement le titre. Peut-être parce que je l'ai trop vu avec une majuscule à "dieux", que je suis un peu une puriste de l'orthographe, et que mon métier n'arrange rien en la matière. Sans doute aussi parce que, croyant en un seul Dieu, comme je le répète chaque dimanche et même un peu plus, je peux difficilement mettre sur le même plan ce Dieu unique auquel je crois et les autres, fûssent-ils également uniques.

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J'appréhendais également malgré moi le traitement de cette histoire de martyre qui m'a marquée lorsque j'étais enfant, doutant de trouver dans ce film réalisé par un non-croyant la profondeur de la foi et la solidité de l'engagement que je m'imaginais, venant de la part de moines cisterciens.

Mais de nombreuses critiques plus ou moins élogieuses ont vaincu mes appréhensions, et me voilà, par un beau soir de fin d'été, au cinéma.

Pour cinq premières minutes d'inquiétude, encore, sur les intentions du réalisateur, notamment devant ces moines qui répondent Amen aux prières de l'imam (décidément, je n'aime pas les mélanges de genres).

Puis pour deux heures à découvrir ces scènes de vie quotidienne entrecoupées de chants simples qui rythment la journée et les saisons. Deux heures à suivre l'itinéraire de chacun de ces moines, à entendre leurs questions faire écho aux miennes, à rire, gronder et pleurer avec eux. Deux heures à apprécier des images épurées qui ne trichent pas. Deux heures à admirer l'humanité de ces hommes et leur proximité avec le Dieu auquel ils ont confié leur vie. Deux heures à se laisser porter, tout simplement.

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Il est des oeuvres, même profanes, qui élèvent l'âme. Ce film en fait partie, indubitablement.

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21 septembre 2010 2 21 /09 /septembre /2010 17:06

Mon grand-père ne prononce toujours pas ce mot. Un mot long, un mot difficile à prononcer, un mot barbare. Il préfère dire "la maladie". "La maladie avance". Ou passer par des périphrases. "Ca ne va pas mieux". Sans doute une manière d'atténuer la réalité pour mieux l'accepter, pour apprendre à abandonner son cocon, même si cela lui fait mal de devoir l'admettre. Pourtant, c'est lui qui prend les rendez-vous chez le médecin. C'est lui qui s'inquiète pour l'avenir, regrettant le manque d'implication de son unique fils. Mais c'est lui qui entretient le tabou.

Ma grand-mère ne prononce pas non plus ce mot. Mais elle ne parle pas non plus de maladie. Tout au plus de fatigue. Et puis elle pose la même question. Trois fois dans l'heure. Dix fois dans la journée. Oublie ses clés et le dessert qu'elle a acheté. Se réveille en sursaut de sa sieste en demandant quel jour on est. Part faire une course et revient au bout de dix minutes en déclarant que, ne sachant plus pourquoi elle était sortie, elle a préféré rentrer. S'inquiète du baccalauréat de mon frère alors que ce sont ses résultats de rattrapage de deuxième année de fac que nous attendons. En revanche, elle se souvient parfaitement que mon autre frère a, lui, enfin réussi une année sans aucun rattrapage et qu'elle part en voyage demain puis dans un mois.

Aujourd'hui, 21 septembre, beaucoup prononcent ce mot. Quant à nous, nous ne savons toujours pas s'il faut prononcer ce mot ou pas. Bien sûr, un certain nombre de symptômes concordent. Mais l'évolution de "la maladie" est lente, et à plus de 80 ans, les pertes de mémoire, les changements d'humeur, le désintérêt et la fatigue peuvent avoir d'autres causes. Je ne suis pas médecin, et me garderais bien d'établir un diagnostic. Reste que ce mot est suspendu dans nos esprits, et ne manque pas de nous inquiéter pour la suite...

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1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 21:44

...pour...

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passer un weekend avec ma grande grande petite soeur ;

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applaudir des artistes variés ;

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voir enfin la petite Thérèse et Marie-Madeleine ;

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et puis, la semaine,

rentrer du travail à pied ;

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prendre le temps, sur le chemin, 

de regarder les photographies accrochées à la grille autrement qu'à travers la fenêtre du bus ;

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observer les dernières fleurs estivales ;

admirer la lumière dorée de la fin de soirée...

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Bonne rentrée à vous qui êtes partis !

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25 août 2010 3 25 /08 /août /2010 23:22

Il y a des rencontres prévues de longue date. De celles pour lesquelles on guette le calendrier, où l'on décompte le nombre de jours restants avant la date fatidique. De celles pour lesquelles on se demande à l'avance comment cela va se passer, s'inquiétant de ce que l'on va bien pouvoir dire, bien pouvoir mettre, bien pouvoir faire. De celles pour lesquelles on ne peut empêcher une certaine appréhension à l'idée de ce passage "du virtuel au réel", même si le virtuel, les amitiés communes et les rencontres déjà plus que réussies devraient au contraire pleinement nous rassurer...

Des rencontres qui finalement se passent à merveille, qui resserrent les liens déjà noués au fil des mots et des commentaires, qui confirment les points communs et permettent d'en déceler de nouveaux, qui autorisent un échange plus profond, surtout dans un cadre qui y est propice. Des rencontres sur lesquelles on a du mal à poser des mots, surtout quand d'autres s'y sont déjà essayées... Des rencontres qui donnent hâte d'être aux prochaines fois qui se prévoient déjà...

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Et puis il y a les rencontres liées au plus parfait hasard. De celles qui font se rendre compte à quel point le monde peut être tout petit, parfois. De celles qui forcent à sortir un peu de soi pour aller au devant de l'autre et tenter une question qui paraît indiscrète. De celles où l'on n'en revient pas que la Providence nous joue de bons tours comme ça.

Des rencontres qui rappellent de bons souvenirs pas si lointains, où l'on assouvissait un peu sa soif de lecture grâce aux petits billets ciselés, narrant le quotidien, avec ses aspérités et ses rayons de soleil, d'une vie de famille ordinaire. De celles qui permettent de mettre un nom et un visage sur une porte virtuelle entrouverte puis doucement refermée. De celles qui confirment des premières impressions oubliées et donnent aussi envie d'écrire une suite plus personnelle...

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6 août 2010 5 06 /08 /août /2010 21:32

Quand vos vacances d'été se limitent à quelques jours, certes bien remplis par les préparatifs d'un mariage pour lequel vous avez signé, mais bien trop courts à votre goût...

Quand le calendrier du bureau et une exposition en plein air sur le chemin de votre travail se liguent contre vous en proposant d'immenses photographies d'Hong Kong et des bords du Mékong, vous rappelant de nombreux souvenirs...

Quand les prochaines vacances ne s'annoncent pas avant 2011... (et que vous ne préférez donc pas commencer à faire des plans sur une quelconque comète...)

...ne reste plus qu'une solution pour partir loin, très loin : la lecture.

Sur votre table de chevet, en ce moment :

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Une grande saga familiale à la Guerre et paix ou Autant en emporte le vent, dans l'Inde des années 1950, juste après la Partition. Ou quand la petite histoire rejoint la Grande... 1200 pages (!) qui se lisent sans autre problème autre que le poids et le volume du livre...

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Une oeuvre de l'écrivain chinois Gao Xinjian, Prix Nobel de littérature 2000. Je n'ai lu pour le moment que quelques chapitres, mais je suis sous le charme de cette écriture très imagée, comme une peinture par les mots d'ambiances et de paysages de Chine du Sud, que je ne connais pas mais rêve d'aller découvrir...

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Offert par mes parents à mon retour de Chine, tant je leur en parlais... Non encore commencé mais les critiques sont élogieuses...

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Les souvenirs de Dai Wei, étudiant plongé dans le coma à la suite des "événements" de Tien An Men... conseillé par une amie qui connaît également Pékin ; à suivre.

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Et parce qu'il n'y a pas que l'Asie dans la vie, le récit d'un voyage de noces pas comme les autres : Paris-Jérusalem à pied, sans argent. Prenant !

 

Le message des prochaines semaines, donc :

CHUT, JE LIS !!!

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7 juillet 2010 3 07 /07 /juillet /2010 21:44

Au détour d'une rue,

d'un carrefour,

d'un hutong...

Après les mots, les photos incontournables, des images plus personnelles...

Scènes quotidiennes ou incongrues...

Autant de petits instants volés qui ont parsemé ce voyage...

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Danses en couple... seul (si, si, regardez l'ombre...)

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En Chine, la curiosité est une très belle qualité...

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Epatée que je prenne en photo le tracteur au-dessus...
mais trop timide pour s'approcher plus...
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Le sport du dimanche ? Le fouet !

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Histoire mignonne :
la grand-mère commençait à partir avec la petite fille,
laissant le grand-père dans la carriole,
et la petite fille est revenue chercher ce dernier,
le forçant à se lever et à venir avec elles...
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Qui a dit qu'en Chine les jeans étaient fabriqués à la chaîne dans de grands ateliers insalubres ? ...

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Mon métier? Vendeur de grillons et sauterelles...

***

Pour clôturer en beauté ce tour d'horizon chinois, un petit jeu ?

Dans ma mosaïque intitulée Dragons, j'ai malheureusement, en voulant aller un peu trop vite, inséré également des lions chinois, ou chiens Fu, ces fameuses statues qui gardent l'entrée des maisons...

Qui trouvera combien il y a de dragons et combien il y a de lions ?

(Pour voir la mosaïque en plus grand, cliquez ici puis sur l'icône de zoom)

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3 juillet 2010 6 03 /07 /juillet /2010 22:58

Commençons par Pékin :

Tien an Men (la porte de l'Harmonie céleste)

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Mausolée de Mao

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Qianmen (la porte du Sud)

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Et les mêmes, de nuit :

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L'opéra de Pékin

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Evidemment, incontournable, la Cité interdite :

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du jaune, du rouge, du blanc à perte de vue...

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(rare vue de l'entrée quasiment vide... mais il faut se lever tôt !)

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Le must : se perdre dans les petites artères des six palais de l'Ouest ou de l'Est

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Au nord de la Cité interdite, la Colline de charbon, qui offre une vue imprenable sur la cité

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Autre palais impérial, le Palais d'été : des dizaines de palais aux noms inretenables (comme sa grande soeur interdite d'ailleurs), reliés par de longues galeries aux toits biscornus, des couleurs et des peintures splendides, le tout au bord d'un lac immense.

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Au coeur des hutong

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Autour des lacsDSCN5411.JPGDSCN5424.JPGDSCN5427.JPGDSCN5437.JPGDSCN5432.JPGDSCN5447.JPGDSCN6122.JPGDSCN6124.JPG

Tour de la cloche

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Tour du tambour, où des roulements de tambour marquaient les heures DSCN5385.JPG

Temple des Lamas (bouddhiste, donc)DSCN5581.JPG

 

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Temple de Confucius (confucianiste, donc ;-))

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Le Temple du Ciel,
où l'empereur venait trois fois par an
pour demander de bonnes récoltes

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Continuons, une centaine de kilomètres au nord de Pékin, par la fameuse Grande Muraille :

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Puis dirigeons-nous plus au sud, dans une autre province, le Henan, au sud du Fleuve Jaune. L'une des provinces les plus rurales de Chine. Arrêtons-nous à Shangqiu, un "petit" carrefour commercial qui abrite également deux universités :

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dans lesquelles les terrains non-utilisés servent de champ (ici du blé)

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L'approvisionnement en eau chaude

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Coquelicots blancs

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En ville

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Le chien n'est pas un mythe

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Gong chinois pour annoncer des promotions

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Eglise paroissiale... ambiance kitsch mais fervente

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Centre ancien

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Comment faire croire qu'on connaît le recyclage...

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Au marché : pesage de grains

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Envie de vous faire soigner les dents en vitrine ?

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Vous avez dit normes de sécurité pour la soudure ?

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Temple de Confucius de Shangqiu

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Tuiles de faîte vues de plus près

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Confection de mottes de charbon/terre

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Quand il pleut... la campagne reprend ses droits

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Paniers à vapeur

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Regardez les langues des panneaux

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Au Night Market

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puis au Supermarket

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A 2 heures de train de Shangqiu, une ville plus touristique, une ancienne capitale (comme toutes les villes chinoises de plus d'un million d'habitants, grosso modo... j'exagère à peine ; après il faut savoir distinguer les dynasties les unes des autres...) : Kaifeng

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Palais du Gouverneur / temples

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La spécialité de Kaifeng :
des baozi, petits pains à la vapeur farcis

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Guilde des marchands

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Parc et pagode de fer

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Dans le train, en classe "soft sleeper" (la meilleure... mais ce n'est pas du luxe !)

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Un petit tour à Taïwan ?

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Quelques mots de français, au détour d'un convenience store...

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A Taipei : mausolée de Tchang Kaï Chek,
entouré du théâtre et de l'opéra nationauxDSCN6852DSCN6857

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Huwei Fort (à proximité de Taipei, haut lieu de la guerre franco-chinoise)DSCN6877

Danshui (banlieue de Taipei), temple bouddhiste

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Et pour finir, des souvenirs qui ne plairont pas aux âmes sensibles...

Détour par un marché aux oiseaux...
vendant également des sauterelles et vers vivants...
pour nourrir lesdits oiseaux...

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Certains, en liberté et malins, essaient de se servir au passage...

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Peaux de lézards (ou animal ressemblant non identifié) séchées

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19 juin 2010 6 19 /06 /juin /2010 10:51

Avant la suite des photos, un petit compte-rendu, à la persane ou presque, de ce que je retiendrai de ces quinze jours passés entre Pékin, Shangqiu et Taïwan.

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Trois univers très différents, trois modes de vacances différents également :

- une capitale bouillonnante, une vraie fourmilière (de quoi se sentir comme un poisson dans l'eau pour une fourmi !), visitée en solitaire pendant un peu plus de trois jours, juste ce qu'il fallait pour voir l'essentiel et un peu d'accessoire en sus

- une ville de campagne plus paisible mais non moins bruyante, assez conforme aux descriptions qu'en fait Nitt, l'occasion d'une semaine de découverte de la vie d'une prof de FLE parsemée de bons moments entre amies.

- un visage totalement différent, une Chine qui n'est pas la Chine mais qui est quand même la Chine, bien moins pauvre, plus libre... mais aussi moins dépaysante (je sais, je fais ma fine bouche). Un peu comme Hong Kong, sauf qu'on y parle mandarin et non cantonais. A vrai dire, je devrais parler de plusieurs visages puisque j'ai vu Taipei, Kaohsiung et le parc national de Kenting. Sympathique mais pas indispensable ; même si cela m'a fait plaisir de voir des paysages déjà vus dans un drama.

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Beaucoup de sourires :

- dans le RER menant à l'aéroport, à l'écoute d'une annonce en allemand indiquant que le terminus du train est Disneyland

- à Pékin, dans un petit hutong en cours de démolition, en écoutant un oiseau me dire "hello" à la demande de son maître

- à Tien An Men, en me débarrassant d'une arnaqueuse à touristes qui me proposait d'assister à une cérémonie du thé en lui disant que j'avais déjà autre chose de prévu : j'allais à la Messe...

- au temple du Ciel, en découvrant à quoi ressemble une partition chinoise (et ce sont... des chiffres !!!)

- à la Cité interdite, en redécouvrant les petits coins visités virtuellement dans mon enfance

- à l'arrivée à Shangqiu, en entendant les contrôleurs se demander d'un wagon à l'autre si je ne m'étais pas trompée d'arrêt...

- au karaoké, à chanter du Céline Dion et à repérer quelques caractères dans les sous-titres chinois, dans une ambiance extra

- en entendant les compliments sur mon maniement de baguettes

- face au regard horrifié des masseuses devant l'état de mes pieds ou le nombre de bleus sur mes bras

- mêlé d'agacement, devant l'insistance des vendeuses d'un magasin de vêtements à suivre nos moindres pas, et à vouloir me fournir un sac en papier de leur magasin alors que je n'achetais rien, mais simplement pour que je ne porte pas mon gilet à la main... et que je leur fasse de la publicité, accessoirement...

- partout mais encore plus dans le Henan, devant les phrases en chinglish où il faut faire preuve d'une grande souplesse d'esprit pour comprendre le vouloir-dire de l'auteur...

- à Taipei, devant la grandiloquence du mémorial de Tchang Kaï Chek... qui vaut bien celle de Mao ou de l'oncle Hô, bien que le bord politique soit opposé !

- à Taipei, toujours au mémorial, en observant un employé chargé d'éponger la sueur et de masser les sentinelles postées devant la statue, qui restent parfaitement immobiles pendant toute la durée de l'opération...

- au bord de la plage, en croisant un promeneur qui tirait derrière lui une ficelle avec un poisson mort accroché au bout...

- sur les pistes réservées aux scooters de Taïwan, à se prendre pour Mario... 

- face aux mariés taïwanais (mais c'était vrai aussi au Vietnam et vu les boutiques destinées aux futures mariées ainsi que les publicités pour les photographies de mariage, je ne doute pas que ce soit également le cas en RPC) se faisant prendre en photo dans toutes les robes/postures/paysages imaginables. Parfois elle en robe choucroute froufrouteuse immonde avec force rajouts capillaires et fleurs dans les cheveux et lui en jean/baskets.

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Des chocs parfois :

- devant le nombre de hutong (quartiers traditionnels de Pékin de petites maisons de plain-pied) détruits pour laisser place à de grands immeubles/centres commerciaux à l'occidentale (à l'américaine devrais-je dire)

- face au niveau sonore que la rue peut atteindre... le "bruit" doit être un concept inconnu...

- au contact de la notion chinoise d'hygiène (et pourtant j'étais prévenue...) : cracher dans la rue, se moucher dans ses doigts, jeter ses détritus par terre (y compris à l'intérieur ! Dès l'avion la différence était flagrante entre les rangs occupés par des Chinois et ceux occupés par des Occidentaux !), faire faire leurs besoins aux enfants dans la rue aussi (les vêtements pour enfants en bas âge sont fendus au niveau de l'entrejambe, une merveille d'ingéniosité ; en revanche en termes de mode, je doute que ça ait beaucoup de succès dans nos contrées...)... tout cela ne pose aucun problème... mais à Pékin, lorsqu'on souhaite s'asseoir dans le bus sur un bord de siège, on cherche une feuille de journal...

- face à l'insouciance ou à l'inconscience des gens, notamment par rapport à la notion de danger/sécurité. Par exemple, quand on est un taxi/un bus/un camion et qu'on s'approche d'un passage piéton reliant la porte de l'université au petit quartier commerçant de l'autre côté de la route, on ne ralentit surtout pas, on klaxonne pour s'annoncer et on fonce. Et inversement, quand on est un piéton, on s'avance le plus possible au bord de la route, voire on y va. Et aux carrefours, on klaxonne, on s'engage, et ensuite seulement on ralentit (parfois) pour vérifier qu'on peut passer. De la même manière, quand on fait des travaux de soudure, c'est accroupi par terre et avec un semblant de masque au bout du bras...

- en prenant conscience de la chance que nous avons d'avoir de l'eau chaude qui coule du robinet... à Shangqiu, les étudiants doivent aller remplir leurs thermos avec l'eau fournie par une chaudière à charbon, installée dans un bâtiment de l'université...

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Beaucoup d'émerveillement aussi, devant :

- la finesse et la diversité des peintures sur les poutres du Palais d'été

- la souplesse des personnes âgées faisant leur gymnastique ou leur danse matinale

- la gentillesse et la fraîcheur des étudiants (exemple ici)

- les belles voix de certains étudiants... à tel point que, lorsque j'ai pu écouter la version originale de certains titres repérés pendant le karaoké, j'ai été presque déçue...

- les coquelicots blancs de l'université de Shangqiu

- la simplicité de la foi et de l'accueil des paroissiens et des soeurs de Shangqiu. Nitt en parle mieux que moi mais je ne peux qu'acquiescer à ce qu'elle écrit sur le sujet.

- les lauriers roses qui entourent les voies ferrées dans le sud de la Chine. Un régal !

- les possibilités offertes quand on comprend enfin ce qu'est la photographie et qu'on a un appareil adéquat entre les main...

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Quelques coups de pouce parfois in extremis de mon ange gardien/la Providence aussi...

- un enregistrement à la dernière minute (mais là c'est la faute des hôtesses d'Air France) et un embarquement un peu précipité également (et pourtant je ne me suis pas arrêtée au duty free !)...

- une arrivée en retard à Canton qui, compte tenu de la parfaite organisation chinoise tant pour l'immigration que pour la livraison des bagages, la gestion des transferts et les contrôles de sécurité, a donné un embarquement pour Pékin de dernière minute également...

- un départ pour Simatai (l'un des sites de la Grande Muraille) à la warrior, avec juste les conseils du guide... et la chance de tomber sur d'autres Français pour être en meilleure position pour négocier le taxi imprévu...

- un genou qui a tenu le coup malgré l'absence de genouillère...

- un billet de train qui aurait bien failli avoir trois jours d'avance... pas facile de se faire comprendre au guichet uniquement par gestes et par symboles écrits sur papier...

- des balades à vélo au milieu des bus et des taxis, de nuit, sans lumière...

- une mise à profit inopinée de la non-ponctualité des trains chinois... ou comment se tromper de gare au dernier moment malgré toutes les recommandations, se précipiter en hurlant pour prendre un taxi pour l'autre gare de la ville, monter en courant les marches pour accéder au quai... et se retrouver toute essoufflée devant une salle d'attente encore pleine où les Chinois vous regardent avec de grands yeux étonnés...

- un timing serré (à cause de la non-ponctualité évoquée plus haut, qui prend forcément un peu d'ampleur sur un trajet de 21 heures) et pas forcément optimisé entre la gare de Shenzhen et l'aéroport de Hong Kong... mais à Shenzhen, il y a plus de gens qui parlent anglais, et donc potentiellement plus de gens susceptibles de vous renseigner... un avantage majeur quand le guide vous lâche !

- un Taïwanais particulièrement serviable qui a abandonné sa répétition d'orgue dans son église (j'ignore de quelle confession) pour nous emmener dans sa voiture à l'église catholique où avait lieu la Messe... où le curé a répété son homélie en anglais pour que nous puissions en profiter... ça c'était de la Pentecôte !

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13 juin 2010 7 13 /06 /juin /2010 23:49

...le dragon !

Que ne puis-je monter sur un dragon céleste

Pour respirer l'essence du soleil et de la lune

Afin d'être immortel !

Li Po (701 - 762)

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Depuis quelque temps, cet animal légendaire me fascine : livres, films, images, j'en croise partout !... et en Chine, comme vous pouvez le constater, j'ai pu m'en donner à coeur joie ! :-)

Voilà qui servira d'intro aux photos chinoises... qui arrivent, patience ! Belle semaine à tous en attendant !

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8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 08:30

Il était une fois une petite fourmi qui découvrait le monde merveilleux des blogs. A pas de fourmi bien sûr. C'est-à-dire doucement, timidement, en prenant son temps. Comme raconté ici.

La suite, vous la connaissez un peu, ou beaucoup. Vous l'avez sous les yeux. Tout au moins la partie virtuellement visible. Celle qui reflète le réel au gré de miroirs et de prismes au fonctionnement aléatoire, en fonction des envies, des désirs et des caprices de l'emploi du temps.

Ce que vous voyez moins, ce sont les amitiés qui se sont créées, grâce à ces blogs. Elles se devinent, bien sûr, au fil des commentaires ou des tranches de vie racontées, mais elles ne disent pas toute leur profondeur : la richesse des échanges, la douceur du partage du quotidien et des événements importants, l'espérance et la joie des rencontres en vrai, les nombreux "clubs" communs, les mille petites attentions...

Ce que vous verrez en revanche, tout du moins en partie, c'est l'un des fruits les plus extraordinaires de ces amitiés : un voyage qui me mènera à quelques milliers de kilomètres de la France, pour rejoindre l'une de ces amies et découvrir un peu plus un pays dont je n'ai eu qu'un aperçu il y a 18 mois. Et faire un petit tour en solitaire dans sa capitale. Et me débrouiller dans une langue dont je baragouine peut-être trois mots (et encore...). Et comprendre ce que peut vouloir dire ce sigle barbare, le FLE. Et profiter de l'été avant l'été. Et discuter, se détendre, s'émerveiller. Si avec tous ces indices, vous ne trouvez pas de quelle amie/de quel pays il s'agit...;-)

A bientôt pour un compte-rendu ?

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